Itinéraire de 10 jours en Nouvelle-Angleterre
Dans la Nouvelle-Angleterre, il existe un monde de jardins dans des demeures historiques et des musées, dans des petites villes et villages, dans des réserves naturelles et zones protégées. On se promène dans des arboretums et serres, le long de la côte, dans les champs ouverts et les prairies, dans des zones boisées et dans des complexes de luxe. Dans cette région du nord-est des États-Unis, on trouve des plantes indigènes, rares et exotiques, des fleurs, des bulbes et des arbres, des pelouses bien entretenues, des combinaisons de couleurs fantastiques, des structures ornementales et des sentiers. Il y a des jardins secrets, tropicaux, des jardins d’orchidées et avec des cabanes, des potagers et des jardins en pierre et sur les collines, des jardins de style japonais à des emplacements splendides.
- Itinéraire de 10 jours en Nouvelle-Angleterre
- 1ère étape : BOSTON / arrivée et promenade au Boston Public Garden
- BOSTON : visite du Isabella Stewart Gardner Museum et de l’Arnold Arboretum
- 2ème étape : côte au nord de Boston, versant nord du Massachusetts, localité d’Ipswich
- Visite de la ferme Castle Hill on the Crane Estate
- Visite de la Zimmerman House
- 3ème étape à Cornish, New Hampshire
- Cornish
- Visite du Saint-Gaudens National Historic Site
- Cornish Art Colony
- Les jardins de Cornish
- 4ème étape : en direction de Williamstown
- 5ème étape : en direction de Lenox dans le sud des Berkshires
- Lenox
- Stockbridge
- 6ème étape : direction Hartford, capitale du Connecticut
- 7ème étape : Mansions de la Gilded Age à Newport
- 8ème étape : Cape Cod et ses jardins
- Cape Cod
- Heritage Museums & Gardens
- 9ème étape : Cape Cod National Seashore Park
- Cape Cod National Seashore
- Brewster
- 10ème étape : en direction de la Plimoth Plantation
- Pères Pèlerins
- Natifs Wampanoag
- Carte de l’itinéraire dans le New England
La plus grande collection paysagère de plantes natives du nord-est des États-Unis se trouve ici, ainsi que l’un des plus anciens jardins botaniques du pays. L’automne est propice pour découvrir les petits et grands trésors naturels de la Nouvelle-Angleterre, baignés par les atmosphères kaléidoscopiques des couleurs de l’Indian Summer. Il est conseillé de faire ce voyage d’ici la première quinzaine d’octobre au plus tard, afin de saisir la palette et les couleurs automnales qui déclinent du nord au sud de la région dans une période allant de mi-septembre à fin octobre. Évidemment, dans la partie nord de la Nouvelle-Angleterre, « Été Indien » commence plus tôt, tandis qu’on peut en profiter dans la partie sud même début novembre. Notre itinéraire en Nouvelle-Angleterre commence à Boston. N’oubliez pas de préparer à l’avance les documents pour voyager aux États-Unis.
Le Boston Public Garden est au cœur de la ville, adjacent au plus ancien parc public d’Amérique, le Boston Common. Ensemble, ces deux parcs constituent le versant nord de la Emerald Necklace, la « Collier d’Émeraude », une longue bande de parcs dessinée par le célèbre architecte américain de parcs et jardins Frederick Law Olmsted. Le Public Garden est relié au sud par la Boylston Street, à l’ouest par la Arlington Street, au nord par la Beacon Street et à l’est par la Charles Street qui sépare le Public Garden du Boston Common. Le parc contient de nombreuses plantes et un étang de plus d’un hectare et demi, sur lequel naviguent d’avril à fin octobre des bateaux en forme de cygne – les célèbres Swan Boats – attraction phare de Boston, menés par des guides qui font le tour du lac. Une autre caractéristique sont les nombreuses statues en bronze qui ornent le parc, parmi lesquelles Make Way for Ducklings (« Faites place aux canetons »), hommage à un célèbre conte pour enfants.

BOSTON : visite du Isabella Stewart Gardner Museum et de l’Arnold Arboretum
Le Isabella Stewart Gardner Museum Boston est la belle maison-musée à Fenway Court conçue par Isabella Stewart Gardner, magnat et milliardaire bostonienne, qui rassembla des œuvres d’une grande valeur au cours de plusieurs années de voyages en Europe et en Asie. La demeure de style Renaissance vénitienne conserve des toiles d’El Greco, Tiziano, Vermeer, Sargent, pour ne citer que quelques peintres. On compte plus de 2 500 pièces d’art, dont la première peinture de Matisse acquise par un musée américain. Gardner fut une personnalité controversée et hors normes dans le Boston de la fin du XIXe et début XXe siècle, fréquentant des personnages éclairés, des artistes excentriques, muse et commanditaire, ainsi que tenancière d’un salon « hors des codes puritains ». En 2012 fut inaugurée la nouvelle aile du musée réalisée par l’architecte Renzo Piano : un ajout au quartier du Boston Fenway Cultural District, où se trouve également le célèbre Museum of Fine Arts.

La journée se poursuit par une visite à l’ARNOLD ARBORETUM dans le beau quartier de Jamaica Plain – 107 hectares faisant partie du système de parcs de la Emerald Necklace de Boston, dessinés à la fin des années 1800. L’arboretum est le principal centre de recherche sur les plantes avec environ 14 000 arbres appartenant à 5 000 classifications différentes. Le Visitor Center offre cartes et brochures pour des tours autonomes, expositions sur l’Arboretum et ses plantes, présentations saisonnières, une boutique avec livres et objets éducatifs pour enfants et adultes, activités pour enfants et toilettes. L’Arboretum est ouvert toute l’année de l’aube au crépuscule avec accès gratuit. C’est justement dans ce jardin qu’a été tournée la scène en calèche de la promenade à Paris dans le film Les Quatre Filles du docteur March (2019) réalisé par Greta Gerwig.
À Boston, il faudrait consacrer au moins trois jours pour explorer ses nombreuses places, ses anciennes rues, les quartiers où se distinguent des massifs finement décorés, Beacon Hill, Back Bay ou le South End. La Commonwealth Avenue est une succession de magnolias et de charmants bâtiments d’époque, ponctués de jardins méticuleusement entretenus. C’est une surprise à chaque saison de l’année. Il ne faut pas manquer la promenade le long de l’innovant Rose Kennedy Greenway qui longe la Harbor Walk, sur le bord du port. Cette longue et sinueuse zone verte est un mélange extrêmement intéressant et attrayant de diverses cultures, entrecoupées de potagers, décorées d’installations artistiques et lumineuses, bancs et lampadaires, fontaines et jeux d’eau. C’est la solution urbaine parfaite qui remplace les voies routières pour véhicules (maintenant toutes souterraines), permettant aux habitants et visiteurs une déambulation « friendly », aussi plaisante que possible au printemps lors de la floraison ou en automne.
Visite de la ferme Castle Hill on the Crane Estate
Le Castle Hill fait référence à un « drumlin » (type particulier de colline en forme de dos de baleine ou de « dos d’âne ») de 66 hectares entouré par la mer et un marais salé, ou à la villa située sur la colline. Les deux font partie du Crane Estate de 849 hectares situé sur Argilla Road à Ipswich, dans le Massachusetts. L’ancienne résidence d’été des messieurs Richard T. Crane, Jr., comprend une grande demeure historique, 21 bâtiments et un paysage avec vue sur la Ipswich Bay, le long de la côte nord de Boston.
Le nom de la propriété provient du promontoire d’Ipswich homonyme en Angleterre, lieu d’où sont venus les colons anglais fondateurs de la Massachusetts Bay Colony. Des siècles avant de devenir la résidence estivale opulente d’une des familles les plus riches d’Amérique, Castle Hill était connue des natives amérindiens qui l’appelaient « Agawam », faisant référence à l’abondance de poissons. Au début des années 1880, J. B. Brown transforme Castle Hill Farm d’un domaine agricole en une véritable « gentleman’s farm », en améliorant les routes, le parc et en élevant la maison rurale en un élégant cottage qui aujourd’hui est The Inn at Castle Hill. C’est sur ce domaine qu’ont été tournées de nombreuses scènes du film Les Sorcières d’Eastwick de 1987 réalisé par George Miller, tiré du roman homonyme de John Updike avec Jack Nicholson, Cher, Susan Sarandon et Michelle Pfeiffer.
Richard T. Crane, Jr. acheta la propriété en 1910 et transforma Castle Hill en exemple de « American Country Place Era » avec sa ferme et ses bâtiments, le parc et les jardins ainsi que diverses zones naturelles. La famille Crane fit appel à quelques-uns des architectes les plus connus de l’époque pour demeures et jardins. La première demeure construite au sommet de la colline de Castle Hill, villa revival de style italien Renaissance, fut conçue par Shepley, Rutan et Coolidge, puis remplacée en 1928 par le manoir de style Stuart de 59 pièces dessiné par l’architecte David Adler. La demeure est meublée avec des meubles d’époque. Castle Hill accueille aussi une grande variété de gibiers typiques des forêts du nord-est du Massachusetts. Cerfs, renards, dindons sauvages et une multitude d’oiseaux chanteurs qu’on peut observer depuis les nombreux sentiers du Castle Hill. De plus, Castle Hill est le nid de plusieurs couples de grands hiboux cornu et de faucons à queue rousse. Grâce à sa position sur l’océan Atlantique et à proximité de la plage Crane Beach, des espèces rares telles que vautours et faucons migrateurs, et parfois, des aigles chauves, peuvent être aperçues. Il est conseillé de déjeuner au The Inn at Castle Hill en réservant à l’avance.

Visite de la Zimmerman House
À environ 70 km au nord, on atteint l’État du New Hampshire et la ville de Manchester. À l’arrivée : visite de la Zimmerman House, demeure historique située au 223 Heather Street, construite en 1951 ; c’est la première de deux maisons dans le New Hampshire conçues par Frank Lloyd Wright et l’un des modèles de la Prairie School dans le nord-est des États-Unis. La maison appartient aujourd’hui au célèbre musée Currier Museum of Art, qui organise des visites du bâtiment inscrit au National Register of Historic Places en 1979. La demeure fut réalisée pour les commanditaires, Dr. Isadore et Lucille Zimmerman.
Wright a redessiné la maison autour d’un rocher placé juste à l’entrée. Son design s’étendait à tout l’ameublement intérieur, le mobilier ainsi que la boîte aux lettres, et il précisa également l’aménagement des plantes du jardin. La visite commence par le musée puis continue avec la maison, en veillant à réserver la visite à l’avance. Il existe éventuellement des visites privées nécessitant une réservation au moins deux semaines à l’avance.

(135 km)
Cornish
La demeure de Cornish appartenait au sculpteur américain Augustus Saint-Gaudens et inclut de charmants jardins et sentiers de promenade. Cornish est un village d’environ 1 600 habitants, le long des rives du Connecticut River dans le Sullivan County. Les ponts couverts de Cornish sont un véritable record puisqu’aucune autre localité du New Hampshire ne peut en revendiquer autant. Le plus remarquable est le Cornish-Windsor Covered Bridge, qui s’étend entre les deux rives du Connecticut River et est le plus long pont couvert à deux travées au monde, construit en 1866 pour 9 000 dollars : 140 mètres, véritable lien entre le New Hampshire et le Vermont. Ne pas manquer le Blacksmith Shop Covered Bridge, le Blow-Me-Down Covered Bridge et le Dingleton Hill Covered Bridge.
Visite du Saint-Gaudens National Historic Site
En 1763, les colons anglais, outre d’avoir donné au village le nom de Sir Samuel Cornish, un amiral de la Royal Navy, s’y installèrent en utilisant les rives du fleuve comme point de transport des bois destinés aux grands navires, convogés sur les eaux fluviales. En 1885, le sculpteur célèbre Augustus Saint-Gaudens s’y installe pour faire des promenades et échapper à la chaleur estivale de New York. Augustus Saint-Gaudens est connu pour la statue en bronze de Diane, qui se trouvait jadis au sommet de l’ancien Madison Square Garden. Son Sherman Memorial resplendit dans l’angle sud-est de Central Park, et son monument Peter Cooper trône devant le Cooper Union. Il vécut dans une majestueuse demeure au sommet d’une colline, entourée de son atelier, des jardins et hectares de forêt. Aujourd’hui, le Saint-Gaudens National Historic Site propose des tours des jardins avec 150 sculptures et œuvres de Saint-Gaudens. Le paysage naturel est une œuvre d’art à part entière et mérite des promenades et explorations naturalistes le long des sentiers. Des artistes et amis suivirent Saint-Gaudens ; parmi eux, le peintre et illustrateur Maxfield Parrish, qui dessina et construisit sa résidence dans cette zone, Oaks.

Cornish Art Colony
Toute la région devint le centre de la célèbre Cornish Art Colony, l’une des premières colonies d’artistes des États-Unis et, de même que d’autres dans le Connecticut, New York, Massachusetts et Dublin dans le New Hampshire, la beauté naturelle du paysage, le climat et l’isolement relatif stimulaient intellectuellement et encourageaient mutuellement la variété des artistes résidents. La première vague d’artistes vint avant 1895 et était principalement composée de peintres ; parmi les premiers, George de Forest Brush et Thomas Dewing.
D’autres suivirent : le peintre Henry O. Walker, l’architecte, peintre et graveur Charles Platt ; le peintre et graveur Stephen Parrish avec son fils, l’illustrateur et peintre Maxfield, le peintre et critique d’art Kenyon Cox. Tous achetèrent des terres et y construisirent des résidences dans les années 1890. Certains, dont le célèbre sculpteur Daniel Chester French, le peintre John White Alexander, le sculpteur Paul Manship vinrent pour quelques étés, ainsi que le Président Woodrow Wilson, qui fit de la demeure de l’écrivain Winston Churchill, auteur de « Harlakenden House » (incendiée en 1923), la Maison Blanche d’été de 1913 à 1915. La colonie alimentait une interrelation entre diverses formes d’arts : peinture, sculpture, décoration, illustration, architecture, design paysager, romans, journalisme, théâtre, poésie, critique, essai, composition, musique, depuis Boston et New York. En 1905, on estime que 40 familles résidaient là une bonne partie de l’année, et certaines toute l’année. L’arrivée dans la colonie se fit en trois phases : artistes et sculpteurs vers la fin des années 1880 et début des années 1890 ; écrivains dans les années 1890 ; puis avocats, médecins, politiciens et riches après 1905.
Les jardins de Cornish
Les jardins furent un dénominateur commun de la colonie. Étendus ceux de Thomas Dewing et de Stephen Parrish, conçus en accord avec le design paysager de Charles Platt et de ses protégées Ellen Shipman et Rose Nichols. Stephen Parrish tomba amoureux de la beauté pastorale de Cornish visitée avec l’architecte paysagiste Charles Platt, son élève qui avait une maison à Cornish. En 1893, Stephen acheta 18 acres de terre à côté de Platt et y construisit une maison qu’il nomma Northcote. Il passa les dix années suivantes à travailler au jardin, considéré par beaucoup comme le plus beau jardin de toute la colonie d’artistes. Ce fut justement pour la beauté de la campagne mais aussi pour les habitations et jardins des artistes que Stephen Parrish fut séduit par Cornish et son célèbre fils – Maxfield – suivit les traces paternelles quelques années après, construisant une maison, un atelier et un jardin clos. Les maisons étaient étroitement liées aux jardins ; espaces intérieurs et extérieurs encadraient les vues. Comme en Toscane, construire à Cornish était un défi, mais le génie résidait précisément dans la compréhension du paysage.
De 1893 à 1910, Stephen tint un journal détaillé sur son jardin, incluant notes sur le climat, les oiseaux, les activités quotidiennes, les achats pour le jardin, la liste des plantes (y compris celles qui poussaient bien) et des coupures de journaux sur les jardins. Il fournissait de nombreuses informations sur ses toiles peintes et les visites qu’il recevait. Lorsque sa nièce Anne Bogardus Parrish mourut à son tour en 1966, elle légua le précieux journal au Dartmouth College. Northcote est le jardin le mieux documenté de toute Cornish, non seulement attirant l’attention, mais aussi photographié et décrit dans House and Garden, The Century Magazine et Country Life in America, et publié également dans deux ouvrages importants sur les jardins, American Gardens de Guy Lowell et Beautiful Gardens in America de Louise Shelton.
Artistes et mécènes de Cornish construisirent plusieurs demeures remarquables sur le plan architectural. La plupart du patrimoine de la Cornish Colony se trouve dans un rayon de 5 kilomètres, dans le coin nord-est de Cornish et au sud-ouest de Plainfield. Les bâtiments d’époque de la Cornish Colony et les structures des villages de Plainfield et Cornish incluent des résidences, granges, remises à carrosses, ateliers, structures annexe et jardins, établissements sociaux et bâtiments publics. Une dizaine de propriétés à Cornish et Plainfield sont attribuées au bien connu architecte et résident de la colonie, Charles Platt, qui mélangea des influences américaines à celles des villas italiennes. Outre les interventions de Platt suivant le style des villas italiennes, les résidences construites à cette époque conservent généralement des influences stylistiques telles que Colonial Revival, et des motifs Shingle et Craftsman. En fin de visite, une belle promenade à Cornish est recommandée. Ce coin si idyllique du New Hampshire mérite au moins une nuit sur place afin de pleinement profiter de la beauté pastorale des paysages.
Suite du voyage en direction des collines des Berkshire dans l’ouest du Massachusetts, localité Williamstown (157 km). Arrivée et visite du splendide musée The Clark. On visite ce coffre d’art et on se promène dans l’immense parc où se dressent des sculptures. Les Clark – riches magnats de la région du Berkshire – ont donné leur vaste collection privée d’art, toiles et sculptures, à la ville de Williamstown, petit joyau au nord de la Région du Berkshire, dans l’ouest du Massachusetts. Le très agréable musée et centre de recherche artistique Sterling & Francine Clark Art Institute, souvent simplement appelé Clark Art Institute ou The Clark, fut construit par un héritier des Singer, les « barons » de la machine à coudre, et bien caché dans cette zone bucolique pour protéger les œuvres du XIXe siècle et de la Renaissance italienne, au cas où New York devrait être bombardée par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale. La collection d’art française comporte des impressionnistes – dont de nombreuses toiles de Renoir formant la plus grande collection aux USA –, les célèbres danseuses de Degas, ainsi que des toiles et sculptures d’artistes américains, des toiles de John Singer Sargent, des argenteries anglaises, etc. En juin 2008, le musée et le campus se sont agrandis avec l’ajout du Stone Hill Center, une aile d’environ 3 000 mètres carrés dessinée par Tadao Andō. Ce musée incroyable est implanté sur un terrain-jardin de quelque 52 hectares, une harmonie unique avec l’architecture du bâtiment, et invite à de belles promenades dans la forêt, ponctuées de vues sur les paysages bucoliques. Le musée comprend une cafétéria avec d’excellents snacks.

(km. 44) puis Stockbridge, MA.
Lenox
À Lenox vécut la célèbre écrivaine américaine, première femme lauréate du prix Pulitzer, Edith Wharton, auteure de nombreux romans célèbres désormais également connus en France (notamment le film de Martin Scorsese tiré du livre éponyme, « L’Âge de l’Innocence »). Sa demeure – The Mount – est une magnifique maison de campagne de style renaissance italien, que l’écrivaine conçut conjointement avec les terrains et la totalité du domaine en la considérant comme sa « première vraie maison ». The Mount fêta son centenaire en 2002, après une complète restauration extérieure et intérieure. Wharton ne fut pas seulement une écrivaine importante, elle devint aussi célèbre pour l’art de la décoration, tant des maisons que des jardins, démantelant les anciens canons d’ameublement et décorations sombres et lourdes typiques de l’époque victorienne, adoptant pleinement la lumière et les jardins à l’italienne. Elle écrivit des essais sur cette thématique qui révolutionnèrent le style de son époque et elle devint une véritable « trend-setter ». Elle vécut en Italie et voyagea longuement en Europe. Elle fut une des représentantes féminines de « l’intelligentsia bostonienne » de la fin du XIXe et début du XXe siècle. Estimée par des artistes et écrivains tels Henry James qui y faisait fréquemment de courts séjours. La disposition de la résidence avec son vaste parc est spectaculaire, de même que les jardins historiques. La demeure historique dispose d’un restaurant-bar avec une merveilleuse terrasse. Il est conseillé de réserver sur place pour les repas.
Poursuite pour Stockbridge qui renferme une variété de trésors naturels et artistiques. (10 km)

Stockbridge
On visite Naumkeag, ancien domaine de campagne du célèbre avocat new-yorkais Joseph Hodges Choate, situé à Prospect Hill Road, Stockbridge, Massachusetts. Trois décennies consacrées à planter des plantes et soigner le paysage ont donné ce splendide « cottage garden » de la Nouvelle-Angleterre. On monte chaque marche de l’escalier de la fontaine entre des bouleaux blancs et on explore tous les jardins spéciaux, des roseraies aux conifères. La visite de la demeure et des jardins prend au moins deux heures. Une cafétéria propose d’exquis sandwichs, salades, boissons et snacks. Ceux qui souhaitent profiter d’un beau pique-nique sur la pelouse peuvent trouver des couvertures. Avec la belle maison, de magnifiques jardins, des vues panoramiques, Naumkeag est la quintessence d’une résidence de campagne de la Gilded Age. Cette œuvre architecturale est à la fois le domicile d’une famille. Joseph Choate, avocat renommé du XIXe siècle, confia au cabinet d’architectes McKim, Mead & White la conception de son cottage de 44 pièces, Naumkeag, qui devait servir de résidence estivale pour trois générations successives de Choates. Avec sa vue sur la Monument Mountain, sa merveilleuse collection de jardins créée par la fille de Joseph Choates, Miss Mabel Choate et par Fletcher Steele sur une période de 30 ans, ses œuvres originales et le style « shingle » de la demeure, Naumkeag offre une expérience inoubliable à ses visiteurs. On se promène dans les splendides jardins : Afternoon Garden, Tree Peony Terrace, Rose Garden, Evergreen Garden, Chinese Garden pour retrouver l’esprit joyeux et créatif de Miss Choate et Mr. Steele. La propriété, léguée en 1958 – complète avec mobilier, outils de jardinage et la grange – est un National Historic Landmark qui offre une connexion directe à l’environnement historique de la région des Berkshires. De plus, c’est un lieu où, tout comme la famille Choate, on se sent entouré de beauté et de renouveau.
Stockbridge est aussi bien connu pour la plus importante collection d’œuvres de l’illustrateur Norman Rockwell. Le Norman Rockwell Museum a célébré ses 50 ans en 2019. Le NRM est la plus grande collection de peintures originales de Norman Rockwell, qui représenta des scènes de vie de la province américaine devenues célèbres dans le monde entier. Un classique américain nous ramenant aux moments de vie des années 40, 50 et 60. Il fut illustrateur et vécut à Stockbridge dans les collines des Berkshire. Les couvertures créées par lui pour le Saturday Evening Post sont des objets de culte. Le musée se situe dans une large vallée verte, entourée de collines et bois dans l’ouest du Massachusetts. Grâce au principal mécène Steven Spielberg, ce musée est assurément l’une des principales attractions de l’État, aussi pour son architecture moderne mais classique, blanche, de style « Nouvelle-Angleterre ». Dans cette même localité se visite l’atelier de Norman Rockwell, encore comme il le laissa (ouvert de mai à octobre). À la fin de cette visite, on a le temps pour une promenade sur la Main Street entre boutiques et galeries d’art, suivie d’un diner et nuit au The Red Lion Inn, Stockbridge.

située sur la rivière Connecticut au centre de l’État. (118 km)
Autrefois, la ville de Hartford, capitale du Connecticut, était la ville la plus riche d’Amérique. En fait, elle le fut pendant des décennies, après la guerre de Sécession, dans la seconde moitié du XIXe siècle, lorsqu’elle devint aussi un centre d’activité intellectuelle, religieuse et progressiste. On y trouvait aussi de nombreuses industries, comme celles de la soie et des armes, et surtout celle de l’édition. Et c’est justement grâce à cette dernière que la ville fondée en 1635 par une centaine de pèlerins puritains dissidents attira deux des auteurs les plus importants de l’histoire littéraire américaine : Harriet Beecher Stowe et Mark Twain.
Le révérend Lyman Beecher était un ministre important de l’église congrégationaliste connu pour ses sermons contre l’esclavage. Sa fille Harriet Beecher Stowe écrivit le célèbre roman « La Case de l’oncle Tom », tandis que son frère, le révérend Henry Ward Beecher, s’opposait à l’esclavage et soutenait le mouvement pour la tempérance et le suffrage féminin. La sœur d’Harriet, Isabella Beecher Hooker fut une des fondatrices du mouvement pour les droits des femmes. Harriet Beecher Stowe était déjà célèbre lorsqu’elle acheta la villa crème où elle passa le reste de sa vie, de 1864 jusqu’à sa mort en 1896. On visite le Harriett Beecher Stowe Center avec la demeure historique de la famille.
À côté se trouve l’autre demeure historique tout aussi fascinante : la Mark Twain House and Museum qui fut la demeure de Samuel Langhorne Clemens et de sa famille de 1874 à 1891. Elle fut conçue par Edward Tuckerman Potter et construite dans le style gothique américain. L’auteur des « Aventures de Tom Sawyer » était arrivé à Hartford en 1871 pour rendre visite à son éditeur. Il fut invité à la maison d’une des sœurs d’Harriet, dans une des villas de Nook Farm, dont il tomba amoureux. Un an plus tard, il achetait quatre hectares de terrain à quelques centaines de mètres de la maison d’Harriet, et deux ans après, il entrait dans sa villa de 15 pièces et 5 salles de bains (toutes équipées d’eau courante chaude et froide). C’est ici qu’il écrivit Adventures of Huckleberry Finn et A Connecticut Yankee in King Arthur’s Court. La visite de la maison dure environ 1 heure, mais il est conseillé d’ajouter une heure pour compléter la visite avec les expositions du musée et le film de Ken Burns, Mark Twain. Après la visite et un en-cas, continuation vers le petit État du Rhode Island pour atteindre la ville de Newport. Arrivée, promenade, dîner en bord de mer et nuit.

C’est un saut dans le temps : on peut jouer les figurants du film Gatsby le Magnifique et se promener en curieux dans les belles résidences, les Mansions de Newport, autrefois cottages de vacances pour les familles aristocratiques américaines, les Vanderbilt, Astor, Belmont. Ce monde « innocent » vivant dans le luxe, l’excentricité, la richesse, s’inspirant de l’Europe pour les arts, les palais et notre « savoir vivre » naturel. La première étape à Newport est la Beechwood Mansion des Astor : dès que l’on entre dans le palais, on se retrouve en 1861. La découverte des Rich & Famous continue. On visite la Mansion de Cornelius Vanderbilt, The Breakers, celle d’Edward Berwind, The Elms, puis celle de William K. Vanderbilt, The Marble House.
La Mansion The Breakers – « Les Flots » – est la plus opulente : construite en seulement deux ans, de 1893 à 1895, elle compte 70 pièces. Une particularité des salles de bains est d’avoir quatre robinets, deux pour l’eau chaude et froide courante, et deux pour l’eau de mer chaude et froide. À l’étage supérieur, on visite les chambres des enfants et des invités. The Elms est plus petite : habitée dès 1901, les Berwinds y célébraient des fêtes avec plus de 200 invités. La belle bibliothèque située dans la North Alcove est composée de panneaux de bois sombre et rouge : la grande cheminée est décorée avec des plantes. Ne manquez pas une belle promenade à l’extérieur, admirant aussi les extérieurs, les parcs, les avenues, les jardins de ces riches résidences : vous aurez une vision complète de l’opulence de l’Époque d’Or de Newport. Vous marcherez le long de la mer en automne et respirerez la brise de Newport qui l’a rendue célèbre comme capitale des régates et berceau de la America’s Cup. Mais surtout, ne manquez pas la promenade le long de la CLIFF WALK qui longe la rive est de Newport. C’est un sentier pédestre d’environ cinq kilomètres, créé en 1975, offrant une vue incomparable sur la mer, les falaises et la beauté naturelle de la côte : fleurs sauvages, oiseaux, vues sur les Mansions. Huit points de repos le long du parcours du nord au sud, en commençant par la First Beach sur le Memorial Boulevard.
En fin d’après-midi, continuation du voyage en direction du Cape Cod dans le Massachusetts pour séjourner dans l’un de ses 16 charmants villages maritimes. Arrivée à Sandwich, dîner et nuit (139 km) au Daniel Webster Inn.

Cape Cod
Cape Cod occupe une place spéciale dans le cœur et l’esprit des Américains. Les familles de Boston, de la Nouvelle-Angleterre ou de New York y trouvent un refuge préféré le week-end pour échapper à la pression de la vie urbaine. C’est en effet l’endroit où la famille Kennedy a créé son « compound » dans le village de Hyannis. Le Cape est une harmonie de nature et simplicité, goût esthétique et authenticité. On y trouve des champs proches de l’océan Atlantique, qui en automne sont inondés et donnent un fruit âpre caractéristique, une baie rouge : la canneberge américaine, cranberry, indispensable sur la table avec la dinde du Thanksgiving Dinner, et aussi l’un des principaux produits agricoles exportés du Massachusetts dans le monde entier. Au Cape survit la tradition de la pêche et des marchés de poissons dans les villages côtiers. La mer, les bateaux et la pêche sont l’une des représentations les plus typiques de cette péninsule. Les images de cette île sont des visions idylliques, immortalisées dans les écrits et les toiles d’artistes, de Thoreau à Edward Hopper.
À l’automne, elle s’illumine de lumière et de couleurs vives grâce au Fall Foliage, et les champs de cranberry, la canneberge rouge, dégagent des nuances rougeâtres lors de la récolte annuelle, offrant un des spectacles naturels les plus incroyables. Écrivains et peintres fréquentaient déjà Cape Cod au XIXe siècle. Thoreau y écrivit un livre consacrant plusieurs longues promenades sur les plages atlantiques de Nauset à Provincetown. Observation de la nature, vies solitaires des habitants et pêcheurs d’huîtres. Peut-être est-ce cela qui a inspiré de célèbres écrivains américains : de Tennessee Williams à John dos Passos.

Heritage Museums & Gardens
Visite à l’Heritage Museums & Gardens, Sandwich – Ici se trouvent 40 hectares de plantes, bulbes, superbes fleurs et pelouses bien entretenues. C’est un environnement extraordinaire offrant une horticulture imbattable, un design de jardins, la découverte de l’extérieur, des expositions de magnifiques collections et des couleurs éclatantes toute l’année. Les températures modérées de la région et les pluies permettent plus de 500 variétés cultivées dans différentes zones du jardin, y compris le Windmill Garden avec ses floraisons spectaculaires. Des ateliers, séminaires, activités sont disponibles toute l’année. Les visiteurs du monde entier viennent aussi admirer trois salles qui accueillent des expositions spéciales et permanentes : l’American Folk Art, un carrousel vintage, des voitures anciennes à l’intérieur d’une réplique d’une écurie shaker classique du Massachusetts et des expositions temporaires. Les jardins offrent une collection de milliers de rhododendrons, dont la fameuse variété Dexter avec floraison de fin mai à mi-juin. Le terrain comprend aussi le Old East Mill, un moulin construit à Orleans, Massachusetts au XIXe siècle, et restauré de manière extensive entre 1999 et 2000. En 2002, un labyrinthe dessiné par Marty Cain, l’une des meilleures conceptrices de labyrinthes en Amérique du Nord, fut ajouté. Il y a aussi le Hart Family Maze Garden et le Cape Cod Hydrangea Garden. La Special Exhibitions Gallery est une réplique d’un bâtiment de la Révolution, connu comme le The Temple of Virtue à New Windsor, New York, même endroit où George Washington remit la première Purple Heart à un soldat blessé. La journée continue par la visite d’un autre jardin historique : Heritage Museums & Gardens, à Falmouth – magnifique domaine de 1878 restauré, appartenant à la famille Beebe et l’un des rares exemples restants dans le nord-est d’une architecture de style Queen Anne. La restauration entreprise sur deux ans des deux magnifiques jardins s’est achevée en 2013 ; la demeure et les jardins sont ouverts au public pour les visites, d’avril jusqu’à fin octobre. Des promenades dans le domaine sont proposées le premier et troisième dimanche du mois durant la saison d’ouverture. Des visites guidées par enseignants et pré-programmées sont disponibles toute l’année pour des groupes de 5 personnes et plus. Accès payant. Poursuite – après la visite – vers l’étape suivante du Cape Cod, arrivée à Provincetown à la pointe nord de la péninsule. Promenade, dîner et nuit à Provincetown.

En automne, jusqu’à la mi-octobre, le Province Lands Visitor Center du Parc National est aussi ouvert. En marge de la visite du Parc national des dunes de sable, nous recommandons vivement une excursion en 4×4 pour accéder aux dunes de sable et à la nature marine du parc, le Race Point Lighthouse Tour.
Cape Cod National Seashore
Les quelque 18 000 hectares englobant le Cape Cod National Seashore dans les 65 kilomètres environ de terre et mer, de Chatham jusqu’à Provincetown, constituent l’une des plus vastes réserves côtières des États-Unis. Les scientifiques prévoient que dans 5 000 ans, les côtes de Cape Cod auront disparu à cause de l’érosion et de la montée du niveau des eaux océaniques. Le Cape est un dépôt glaciaire qui change constamment de forme sous l’effet des vents et de l’eau, qui sculptent les dunes de sable le long des côtes marines. La falaise du Marconi Wireless Station près de Wellfleet est visiblement érodée depuis que Guglielmo Marconi y construisit sa tour en 1901. La Great Island, autrefois une destination de chasse pour les baleiniers, est maintenant reliée à la péninsule. Toute la péninsule de Cape Cod perd environ un mètre de côte par an en raison de l’érosion.
C’est l’une des zones classiques constamment soumises aux caprices de l’océan Atlantique. La tempête de 1978, l’Ouragan Bob en 1991 et les grandes tempêtes de 1993 ont radicalement changé le paysage du Cape Cod National Seashore. Il y a des architectures importantes liées à la tradition du Cape, à l’intérieur du parc : phares, stations de garde-côtes, ainsi que des maisons historiques faisant partie – de tout temps – du charme du Cape. C’est un parc à visiter au moins une fois dans sa vie !
Créé le 7 août 1961 par le président John F. Kennedy, le Cape Cod National Seashore s’étend sur environ 60 km de côte, incluant les villes de Provincetown, Truro, Wellfleet, Eastham, Orleans et Chatham : toutes indiscutablement charmantes et à l’architecture remarquable. Les Amérindiens commencèrent à utiliser cette terre il y a au moins 9 000 ans. En 1620, un groupe de Pères Pèlerins, séparatistes religieux anglais, explora la zone pour y établir une colonie. Le Cape Cod avait beaucoup à offrir, mais après plusieurs mois de recherche, ils décidèrent de s’installer à Plymouth. En 1902, Guglielmo Marconi construisit l’une des deux stations sans fil nord-américaines à South Wellfleet. Le 18 janvier 1903 eut lieu la première communication en morse entre l’Europe et l’Atlantique via la station de Cape Cod. C’est au Cape qu’est né le premier programme mondial de sauvetage maritime, devenu le U. S. Life Saving Service en 1872, un service aussi populaire que la cavalerie américaine grâce à ses courageux sauveteurs. Le parc comprend plages, falaises de sable formant dunes, cuvettes de sable, bassins de marée et plateaux, marais salés et terrains mous herbeux. À l’intérieur des terres, on trouve des étangs et piscines d’eau douce naturelles, des champs de canneberge rouge. La végétation comprend pins, buissons de chênes et plantes herbacées de sable. Communes sont les baies, pruniers de plage, myrte baumier et prunellier côtier. Vingt-cinq espèces animales protégées. Le Parc est accessible depuis deux Visitor Centers disposant aussi d’amphithéâtres pour films documentaires historiques et naturalistes, et où le ranger part pour excursions et visites guidées. Au Salt Pond Visitor Center d’Eastham – ouvert toute l’année – est aussi disponible une salle de cinéma projetant une série de films historiques et naturalistes, de splendides documentaires mettant en lumière différents thèmes liés à l’histoire du Parc et à l’écosystème de la péninsule qui compte seulement 18 000 ans d’ère glaciaire. Il est de la prérogative du centre de proposer aussi un calendrier d’interventions d’historiens et d’auteurs, tours des phares – légendaires sentinelles de la côte du Massachusetts –, exploration des dunes de sable et de l’habitat qui les caractérise, promenades sur les longues plages de sable, visite des maisons historiques et du mode de vie des familles des Cape Codders, ainsi que la découverte de curiosités du monde marin : phoques et baleines, partie intégrante du patrimoine faunique du Cape. Déjeuner libre sur la Main Street de Provincetown avant de repartir en direction du village suivant du Cape, Brewster. (51 km)

Brewster
Fondée en 1656, Brewster accueille aujourd’hui non seulement de superbes plages mais aussi d’anciennes maisons de capitaines de mer – nombreuses transformées en auberges – et autres bâtiments historiques, boutiques d’antiquaires et quelques-uns des meilleurs restaurants de Cape Cod. Les structures historiques sont ouvertes au public. La Brewster Historical Society est un excellent point de départ, hébergée dans une maison de 1799, Elijah Cobb House sur le Lower Road. La historical society gère aussi le moulin de 1795, Higgins Farm Windmill, désormais situé au Drummer Boy Park. Le district Brewster Old King’s Highway Historic District comprend une vaste zone autour de la route panoramique Route 6A (Old King’s Highway) ; parmi les attractions, l’hôtel de ville de 1881 Old Town Hall, la bibliothèque féminine de 1868 Brewster Ladies Library et un cimetière datant de 1707. La maison datant de 1659 Dillingham House est l’une des plus anciennes de Cape Cod. Enfin, l’ancien moulin Stony Brook Grist Mill and Museum.
Dîner chez Chillingsworth, longtemps reconnu comme un des meilleurs restaurants de Cape Cod, attirant les amateurs de cuisine dans un lieu vieux de 300 ans ; ou en alternative, l’excellent ancien marché aux poissons, Brewster Fish House.
(75 km)
Plimoth Plantation : défini comme un musée de « histoire vivante », parce qu’il reproduit la vie réelle dans la Plymouth du XVIIe siècle, la Colonie Plimoth vous offre la possibilité de voyager dans le temps pour expérimenter comment on vivait réellement alors. Vous parlerez avec les pèlerins faisant face aux tâches quotidiennes, rencontrerez les membres d’équipage ayant contribué à mener le navire Mayflower à sa destination historique de Plymouth et connaîtrez directement les habitants originels de cette terre, qui vous diront comment l’arrivée des colons a changé l’existence de leurs ancêtres, les Wampanoag, « le peuple de l’aube ». Imaginez comment serait différente votre vie si soudainement vous vous retrouviez dans la peau des pèlerins ou des Indiens.

Pères Pèlerins
Les pèlerins du village ne savent rien de l’avenir. Écoutez les divers dialectes qui reflètent les lieux d’origine. Dans le village, vous serez entourés de modestes maisons en bois, jardins et potagers cultivés, bétail agricole et habitants en costumes d’époque, appartenant à la Plymouth Colony, le premier établissement anglais en Nouvelle-Angleterre. Les gens que vous rencontrerez sont des interprètes jouant le rôle des habitants, en costumes soigneusement reproduits comme à l’époque, racontant les événements de leur période de vie et d’histoire : ce sont les pèlerins « Pilgrims ». Chacun a sa propre histoire à raconter. Vous pourrez apprendre les difficultés rencontrées au début de la colonie ou découvrir les ragots du village. Vous pouvez aussi les interroger sur leur religion et croyance, protestants fuyant l’Angleterre, ou sur les pratiques médicales et relations avec les Indiens natifs Wampanoag. En parlant avec une ménagère, vous apprendrez ce qu’est un « pottage » ou observerez comment on cuit un canard ou un poisson au four. Vous pourriez même aider un jeune colon à semer un petit champ, contribuer à la construction d’une maison, ou simplement vous détendre sur un banc en vous immergeant dans l’atmosphère unique du New Plymouth du XVIIe siècle. Le musée a fidèlement reproduit chaque objet que vous verrez et toucherez. Même la nourriture est préparée comme au XVIIe siècle.
Votre visite est autoguidée, carte en main, et vous entrerez ainsi dans l’année 1627 : sentez-vous libres d’explorer le village en long et en travers, à votre guise. Ne soyez pas intimidés si vous surprenez un colon en train de manger, au contraire, engagez la conversation ou joignez-vous à une discussion animée qui se déroule le long d’une des rues du village. La plupart des objets et ustensiles dans les maisons sont des reproductions modernes d’anciens exemplaires et peuvent être touchés.
Le seul détail – peut-être difficile pour un Italien – est la langue employée dans le village : il faudrait être un expert de Shakespeare pour se sentir à l’aise dans la conversation. Osez : voyez quelle réaction vous obtenez ! Peut-être, en révélant que vous êtes italien, le pèlerin vous parlera des Médicis et de Florence, ou vous regardera simplement comme un spécimen catholique. L’opportunité de vivre une expérience unique dans un village du XVIIe siècle, avec une perspective vraiment anglaise, vous fera comprendre combien la traversée de l’Atlantique fut cruciale à cette époque. Vous serez surpris en écoutant ces gens !
Natifs Wampanoag
Les gens que vous rencontrerez au campement des natifs Wampanoag parlent du passé, mais leur histoire est racontée avec une perspective moderne. Vous pourrez entrer dans une maison traditionnelle wetu et faire partie d’un monde qui vous est certainement peu familier. Peaux, feux allumés, nattes tissées main : voilà l’ambiance de la famille traditionnelle des Wampanoag au moment de l’arrivée des Pères Pèlerins. Ils vous transmettront leur histoire de leur point de vue, celui des indigènes. Vous vous promènerez dans cette zone naturelle en sentant le parfum du sobaheg (le ragoût) cuire au feu avec des herbes aromatiques. Vous découvrirez les plantes médicinales, remèdes typiques utilisés par les natifs Wampanoag, ou pourrez aider à construire un canoë taillé dans un tronc d’arbre – une mishoon (barque) – en utilisant les anciennes techniques séculaires. Vous pourrez également flâner le long des rives tranquilles de l’Eel River. Les Wampanoag vivent dans la partie sud-est de la Nouvelle-Angleterre depuis plus de 12 000 ans. Le campement revit leur histoire et vous fait entrer en contact avec Hobbamock, un membre de la tribu, pour apprendre la culture et l’histoire des Wampanoag. Vous pourrez négocier avec les Wampanoag, des indigènes qui ont vécu sur cette terre bien avant l’arrivée des colons anglais, depuis des centaines de générations. Il est important de noter que – contrairement aux costumes et interprètes du village des colons, ici, il ne s’agit pas d’interprètes jouant le rôle des natifs, mais bien de natifs originaux portant des peaux de cerf et parlant leur langue maternelle actuelle, parlant de leur peuple, les Wampanoag.

Le musée se compose de deux zones distinctes et séparées :
- La Plimoth Plantation est à environ cinq kilomètres du centre-ville de Plymouth
- Le Mayflower II est amarré dans le port de Plymouth
Dans le Visitor Center, vous trouverez une grande variété d’expositions, restaurants, toilettes et la principale boutique du musée, comprenant un rayon d’articles pour enfants et un de produits alimentaires d’époque. Dans le Crafts Center (Centre artisanal de l’écurie), vous rencontrerez et verrez les artisans au travail, tandis qu’ils créent des reproductions d’objets pour les lieux historiques de Plimoth Plantation. On peut déjeuner à la Plantation qui dispose d’une cafétéria.
Continuation vers Boston où le voyage se termine et où se conclut l’expérience des parcs, jardins et demeures historiques de cette Amérique plongée dans l’histoire et ses traditions.
©Thema Nuovi Mondi
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Carte de l’itinéraire dans le New England
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