Que voir à Orvieto : 16 lieux d'intérêt ⋆ FullTravel

Visite d’Orvieto : de la place Duomo aux nécropoles étrusques

Au sommet du rocher tufacé qui surgit soudainement des douces lignes de la campagne environnante, Orvieto se présente aux yeux du voyageur comme une ville à découvrir.

Orvieto - Foto di Valter Cirillo
Anna Bruno
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Perchée sur un grand rocher tufacé qui surgit soudainement des douces lignes de la campagne environnante, Orvieto révèle son cœur sur la Piazza del Duomo, un espace suggestif, entouré de palais anciens et dominé par la silhouette du Duomo du XIIIe siècle, dont la façade merveilleusement sculptée brille de mosaïques et de marbres polychromes.

À l’intérieur sont conservés des chefs-d’œuvre picturaux tels que « Les histoires de l’Antéchrist », « La Résurrection de la Chair », « Les Réprouvés et les Élus » et le « Jugement dernier » (dans la Chapelle Brizio) de Luca Signorelli, ainsi que les Anges sur les voiles du plafond de Beato Angelico.

La beauté d’Orvieto est amplifiée par la présence de deux nécropoles étrusques situées à la base du rocher (localité San Martino-Orvieto Scalo) et par la partie souterraine de la ville, agrandie au cours du Moyen Âge et utilisée à diverses fins, jusqu’à devenir un véritable ensemble creusé dans la montagne.

Que voir à Orvieto

Le Duomo

Le Duomo d’Orvieto est un véritable chef-d’œuvre de l’architecture gothique et un monument national italien. La réalisation de l’église est due au pape Niccolò IV. Les travaux ont commencé en 1290 dans l’intention d’unir deux églises déjà existantes. À l’intérieur du Duomo est conservé le Corporale du miracle de Bolsena, fondateur de la fête du Corpus Domini. La façade ne fut achevée qu’à la fin du XVIe siècle, avec la réalisation des flèches latérales par Ippolito Scalza. Les mosaïques de la façade sont de grande importance, mais, en raison de nombreux restaurations, elles ont perdu avec le temps leurs formes et leur style originels.

Duomo di Orvieto - Foto di Christian Hardi
Duomo di Orvieto – Foto di Christian Hardi

2 Puits de Saint Patrick

Le puits de Saint Patrick est situé dans une position panoramique au centre d’Orvieto. Il a été réalisé à la demande du pape Clément VII, réfugié à Orvieto pendant le sac de Rome en 1527. Le projet fut confié au florentin Antonio da Sangallo le Jeune. Les travaux se sont terminés en 1537. De section circulaire, il est profond de soixante-deux mètres et large de treize. Autour du puits s’enroulent en spirale deux escaliers en colimaçon conçus pour se superposer sans se communiquer. Chaque escalier compte deux cent quarante-huit marches très confortables, faciles à descendre même pour les bêtes de somme. Au fond du puits un petit pont relie les deux escaliers. La partie extérieure du puits, composée d’une large et basse construction cylindrique, est décorée des fleurs de lys farnésiennes du pape Paul III, successeur de Clément VII. À l’entrée, la plaque “quod natura munimento inviderat industria adiecit” (« ce que la nature n’avait pas donné, l’industrie a ajouté ») célèbre la puissance de l’ingénierie humaine capable de compenser les déficiences naturelles telles que le manque d’eau en ville.

Le pape Clément VII ne vit jamais l’œuvre achevée, qui fut menée à son terme par Simone Mosca en 1543, sous le pontificat de Paul III. Le puits de la Rocca, tel était son nom initial, ne prit le nom proverbial de Saint Patrick qu’au XIXe siècle, lorsque la forteresse avait perdu sa fonction militaire. Le nom du puits n’a aucun rapport avec des personnages locaux, mais fait référence à l’abîme irlandais où Saint Patrick priait habituellement. Pendant la construction du puits, de nombreux vestiges archéologiques datant de l’époque étrusque furent découverts.

Interno Pozzo di San Patrizio - Foto Dream Grand Tour
Interno Pozzo di San Patrizio – Foto Dream Grand Tour

3 Puits de la Cava

Le complexe, dont l’entrée se trouve via della Cava, s’étend sous le quartier le plus ancien d’Orvieto. Articulé sur neuf sous-sols, il est riche de découvertes étrusques, médiévales et de la Renaissance, mises au jour récemment après près de quatre siècles d’abandon.

Le puits profond, dont le site tire son nom, a été creusé en utilisant une fosse étrusque préexistante par le pape Clément VII qui, réfugié à Orvieto en 1527, ordonna sa réalisation pour pouvoir puiser de l’eau de source en cas de siège. Sa structure présente deux parties jointes : une section circulaire et une autre plus petite et rectangulaire, datant du Ve-VIe siècle av. J.-C. À côté du puits, il est possible de continuer la visite par une citerne étrusque, quelques butti, une cave médiévale et des vestiges d’anciennes tombes rupestres. Sont également intéressants certains locaux utilisés au Moyen Âge et à la Renaissance pour la production de céramiques. Pendant la période de Noël, une crèche suggestive est réalisée dans la cavité du puits, dont le montage, différent chaque année, est toujours remarquable en exécution artistique et mise en scène historique.

Pozzo della Cava - Foto Orvietoviva
Pozzo della Cava – Foto Orvietoviva

4 Nécropole étrusque “Crocifisso del Tufo”

La nécropole s’étend le long du versant nord du rocher tufacé sur lequel est située Orvieto, l’étrusque Velzna. Découverte au XIXe siècle, elle représente un document extraordinaire de l’histoire et de la culture étrusques. Sa visite trouve un complément essentiel dans celle du Musée Archéologique National et du Musée Claudio Faina d’Orvieto, qui en conservent de nombreux objets, notamment les riches ensembles céramiques. La nécropole fut utilisée du VIIIe au IIIe siècle av. J.-C. ; à son apogée (VIe-Ve siècle av. J.-C.), la planification de la nécropole par îlots, définis par des routes orthogonales et occupés par des tombes dites “à dé à jouer”, selon une disposition rigide, reflète une organisation sociale de type égalitaire. Chaque sépulture était réservée à des familles identifiées par le nom gravé sur l’architrave, révélant la présence aussi de citoyens étrangers à Orvieto, devenue de plus en plus cosmopolite. Les formes d’ostentation de la richesse atteinte par une large couche de la population sont enfin exprimées par les objets de luxe d’accompagnement, achetés sur le marché gréco-oriental, dont beaucoup sont aujourd’hui visibles au Musée Archéologique National et au Musée Claudio Faina d’Orvieto.

5 Tour du Moro

Une expérience à ne pas manquer est la montée au sommet de la Tour du Moro, d’où le regard peut s’étendre librement au-delà des toits de la ville, sur la merveilleuse campagne. La tour se trouve au centre d’Orvieto, le long du cours principal.

À la fin du XIIIe siècle, Orvieto a eu une nouvelle organisation urbaine et a placé en position stratégiquement centrale le palais des Sept avec la tour dite du Pape, haute de 47 mètres et orientée presque parfaitement selon les quatre points cardinaux. Ses dimensions imposantes permettaient en effet la domination visuelle du vaste territoire de l’État d’Orvieto de l’époque. Au XVIe siècle, la tour fut ainsi nommée par Raffaele di Sante, surnommé le Moro, qui donna son nom aussi au palais sous-jacent Gualtiero, qui lui appartenait, et à tout le quartier. En 1865, à une hauteur de dix-huit mètres, fut installée dans la tour du Moro la cuve distributrice du nouvel aqueduc, et suite aux restaurations de 1866, furent installés une horloge mécanique et deux cloches civiles. La plus petite provenait de la tour de Sant’Andrea et la plus grande du palais du Peuple.

Le palais des Sept avec la tour du Moro, récemment restauré et transformé en centre culturel, appartenait à l’ancienne famille Della Terza, ensuite fut propriété du Papauté, siège des Sept, du pontife, et il semble qu’Antonio da Sangallo y ait également habité.

Torre del Moro
Tour du Moro

6 Palais Coelli

À deux pas du Duomo se dresse, dans une position stratégique et privilégiée, facilement accessible, l’élégant et monumental Palais Coelli, siège de la Fondation Cassa di Risparmio di Orvieto. Le bâtiment, appartenant aux siècles passés à d’illustres familles orvietanes, est le résultat de l’agrégation à différentes époques de plusieurs volumes qui constituent aujourd’hui un lieu raffiné et polyvalent où goût et confort s’unissent de manière indissociable. L’ancienne demeure nobiliaire, entièrement restaurée et agrandie, est à présent également un centre de congrès qualifié, fonctionnel pour l’organisation de tout type d’événement : ateliers, expositions d’art, réunions, congrès et manifestations d’intérêt culturel et professionnel.

7 Théâtre Luigi Mancinelli

Le théâtre d’Orvieto, important tant d’un point de vue historique qu’artistique, se trouve au centre de la ville, à quelques pas du Duomo et non loin de la place principale. La visite est recommandée tant pour la beauté du théâtre que pour la saison théâtrale et musicale riche. Une activité théâtrale est attestée à Orvieto dès le XVIe siècle avec l’académie des Jeunes, dite aussi des Confus, qui se réunissait dans la salle supérieure du palais du Peuple. Mais en réalité, l’insatisfaction face à un théâtre peu fonctionnel et l’ambition poussèrent certains à chercher des solutions alternatives au théâtre de l’académie. Au XVIIIe siècle, la famille Gualtiero créa un théâtre privé dans la villa du Corniolo, à Porano, aujourd’hui villa Paolina. Mais pour un vrai théâtre, il faudra attendre 1863, année de l’inauguration. Conçu par Giuseppe Santini, le théâtre Mancinelli fut inauguré en 1863. La même année, Annibale Angelini fut chargé de décorer les intérieurs avec des grotesques, putti et festons, issus de la tradition classique. Giuliano Corsini s’occupa des décorations en stuc, tandis que le romain Cesare Fracassini réalisa la peinture figurative, y compris le rideau de scène, terminé en 1886. Pour l’inauguration furent joués l’opéra “Favorita e Marte” ainsi que les ballets “I Bianchi e i Neri” et “Pedrilla”. La salle a la forme classique du théâtre à l’italienne, en forme de fer à cheval, avec quatre rangs de loges et une loggia. En 1921, il fut dédié au musicien orvietano Luigi Mancinelli (1848-1921). Aujourd’hui, il se présente dans sa forme originelle avec une capacité de cinq cent soixante places. Il a toujours eu une fonction centrale dans la culture locale, confirmée par la polyvalence des activités qui s’y déroulent : congrès, conférences, expositions, rencontres avec des artistes, mais aussi séminaires de diffusion et d’étude du cinéma.

Teatro Luigi Mancinelli, Orvieto
Théâtre Luigi Mancinelli, Orvieto

8 Orvieto souterrain

La nature géologique particulière du massif sur lequel est construite Orvieto a permis aux habitants, au cours d’environ 2500 ans, de creuser un incroyable nombre de cavités qui s’étendent, se chevauchent et s’entrecroisent sous le tissu urbain moderne. Elles constituent un précieux réservoir d’informations historiques et archéologiques. Depuis la place centrale du Duomo d’Orvieto, en face de la Cathédrale, au Bureau d’Information Touristique, partent tous les jours, à différentes heures, les visites guidées d'”Orvieto Underground”. La visite, d’une durée d’environ une heure, se déroule dans l’un des complexes souterrains les plus intéressants et articulés de la ville. Un personnel qualifié accompagne les visiteurs à la découverte des traces laissées par les anciens habitants d’Orvieto, dans un parcours facile et agréable. Ici, le jeu de lumières et d’ombres qui découpe l’obscurité millénaire du sous-sol dévoile des puits profonds et très étroits avec lesquels les Étrusques cherchaient les nappes souterraines à la recherche d’eau, de grandes meules en pierre et de longues séries de galeries.

Orvieto souterrain

Musées d’Orvieto

9 Musée archéologique national d’Orvieto

Il est aménagé au rez-de-chaussée du palais médiéval Martino IV, l’un des trois palais papaux derrière le duomo d’Orvieto. Il rassemble les matériaux des découvertes les plus anciennes et récentes et constitue, avec le musée de la Fondation Faina – situé en face sur la place du Duomo – une synthèse des connaissances archéologiques sur Orvieto. Étroitement lié à l’activité de recherche et d’étude de la Surintendance aux Biens Archéologiques de l’Ombrie et des institutions scientifiques et culturelles opérant sur le territoire, le musée national présente les résultats des fouilles archéologiques et est donc en évolution constante. Inauguré en 1982, il expose les matériaux découverts sur le territoire jusqu’au XIXe siècle, auparavant conservés dans la section archéologique du Musée de l’Œuvre du Duomo. À cette collection, composée de quelques milliers d’objets, se sont ajoutées les peintures murales des tombes Golini de Porano, jusque-là conservées au Musée Archéologique de Florence, ainsi qu’une importante collection des plus anciennes découvertes dans la ville (nécropoles urbaines de Crocifisso del Tufo et de Cannicella, temples du Belvédère et via San Leonardo) et dans le territoire avoisinant (nécropoles de Porano, de Castellonchio et des localités voisines), réorganisées topographiquement selon des critères muséographiques modernes. Les objets récupérés grâce à des fouilles récentes ou toujours en cours sont exposés selon un plan de rotation qui permet d’apprécier les résultats continus des recherches.

10 Musée des majoliques médiévales et de la Renaissance d’Orvieto

Le musée est créé dans les locaux d’une ancienne fournée. La collection permanente se compose principalement des déchets de deux fours actifs via della Cava de la seconde moitié du XIVe siècle jusqu’à la moitié du XVIe siècle ; elle s’enrichit également de majoliques acquises à des époques ultérieures et ayant des liens avec ces fours.

La collection compte de nombreux pièces et doit son extraordinaire à la continuité productive des céramistes orvietans. Jusqu’à la moitié du XIVe siècle, la ville d’Orvieto était considérée comme un centre d’importation de majoliques et donc considérée comme importée.

Cependant, beaucoup de majoliques de la Renaissance exposées dans des musées italiens et d’autres pays, attribuées à des centres de production comme Deruta, Faenza, Montelupo, Gubbio, pour ne citer que les principaux, présentent des références iconographiques typiques de la zone orvietane telles que des armoiries nobiliaires ou de corporations. Cela aurait dû suffire à prouver leur provenance des ateliers orvietans, mais certains stéréotypes culturels, orientés ou dictés par le marché de l’antiquité, empêchaient une attribution sereine. Aujourd’hui, il est communément admis que plusieurs réalités productives offraient le même produit à la même époque, soulignant principalement les excellences; s’il est indiscutable que la production orvietane atteignit ses plus hauts niveaux au XIVe siècle, on tend à affirmer qu’elle fut ensuite dépassée au XVe et XVIe siècles par Faenza et Deruta. Cependant, un examen attentif des majoliques de cette collection, surtout des déchets de four, montre clairement que la qualité est restée très élevée.

Dans le musée, il est possible de visiter dix salles, à partir de la salle de conférence qui, au Moyen Âge et à la Renaissance, était utilisée pour la peinture et la cuisson des céramiques. Dans la salle de la citerne, on peut encore voir la citerne d’où était puisée l’eau pour le façonnage de la céramique. Grâce à un canal creusé dans la roche et un probable tuyau, l’eau atteignait les points de tournage. Dans la salle du four, on peut visiter un véritable four presque intact. Ce four est le seul du XVe siècle encore existant au monde. Dans la salle du XIVe siècle, les céramiques exposées, pour la quasi-totalité des déchets de four, sont celles traditionnellement considérées comme productions orvietanes. Dans la salle des symboles, sont exposées les pièces les plus importantes de la collection. Dans la salle des Truffette, on commence à voir comment certains types de majoliques étaient produites de manière répétitive, presque en série, faisant comprendre que plus qu’un atelier artisanal, le four était une véritable usine. Outre les pichets, sont présents les contenants à corps globulaires appelés truffette. Dans la salle des Zaffere se trouvent les témoignages de tous les types possibles de zaffere : des classiques aux diluées, jusqu’aux travaux dits à la damasquine et à la porcelaine imitant des objets orientaux. Dans la salle des bols, en plus des nombreux bols, sont conservées des majoliques particulières. Dans la salle de la Renaissance, sont principalement présents les objets du four qui, bien que retrouvés en grand nombre dans les puits orvietans, étaient attribués aux ateliers artisanaux d’autres villes. Sont visibles des types vitrbessans ou haut-latiaux, derutins, faentins, toscans ou d’autres provenances peu probables comme des graffitis sur engobe émaillés de type ferrarais ou vénitien. Dans la salle des tasses, avec plus de quatre cents tasses, est la preuve la plus évidente de la production à caractère industriel du four de via della Cava.

Musée des majoliques médiévales et de la Renaissance d'Orvieto
Musée des majoliques médiévales et de la Renaissance d’Orvieto

11 Musée de l’œuvre du Duomo (MODO)

Ce n’est pas un simple musée mais un véritable Système, celui de l’Œuvre du Duomo d’Orvieto, centré sur l’un des biens les plus précieux du patrimoine artistique mondial : la Cathédrale Santa Maria Assunta, qui conserve en son sein la Chapelle Nova ou de San Brizio, chef-d’œuvre pictural de Luca Signorelli. Depuis ce centre de la Cathédrale, la visite à travers les sites du MODO se déroule suivant le fil conducteur de l’histoire de la ville et de son Duomo, retracée à travers les précieuses collections artistiques que la Fabbriceria conserve depuis plus de huit siècles. La collection la plus importante se trouve dans les palais papaux, attenants à la cathédrale, où sont exposées des œuvres de Coppo di Marcovaldo, Arnolfo di Cambio, Simone Martini, Luca Signorelli, Niccolò Circignani. Au premier étage (palais Soliano) est hébergée la collection d’Emilio Greco (1913-1995), composée d’œuvres plastiques et graphiques réalisées entre 1947 et 1991.

Dans l’église conventuelle du XIIIe siècle Saint Augustin, second site, est actuellement exposé le groupe sculptural de l’Annonciation de Francesco Mochi, placé au centre de l’abside, ainsi que la série des Apôtres et Saints réalisés d’après des modèles de divers artistes, dont Giambologna et Ippolito Scalza, retirés du duomo à la fin du XIXe siècle.
Complète le parcours la chapelle de San Brizio à l’intérieur même du Duomo. Construite avant le milieu du XVe siècle, elle constitue l’une des plus hautes expressions de la peinture italienne pour le cycle de fresques du Jugement dernier, qui la décore entièrement, en partie par Beato Angelico (1447-49) et en partie par Luca Signorelli (1499-1504).

Musée de l'oeuvre du Duomo (MODO), Orvieto
Musée de l’œuvre du Duomo (MODO), Orvieto

12 Musée Emilio Greco

Situé sur la Piazza del Duomo d’Orvieto, à droite de la Cathédrale et à proximité immédiate, le Palazzo Soliano est la plus grande et imposante des résidences pontificales orvietanes. Il fut construit à l’instigation du pape Boniface VIII Caetani (1294-1303).
Ancien siège historique du Musée de l’Œuvre du Duomo, depuis septembre 2008 il est redevenu au centre du parcours d’exposition du MODO, représentant le point de départ, pour accueillir au rez-de-chaussée la collection Emilio Greco (1913-1995), donnée par l’artiste à la ville d’Orvieto, à laquelle il était relié artistiquement et humainement. Depuis 1970, en effet, les majestueuses portes médiévales de la cathédrale accueillent les grandes portes en bronze créées par Greco entre 1962 et 1964. Avec ce témoignage extraordinaire de renouvellement de l’art sacré du XXe siècle, commence le parcours vers les icônes les plus célèbres de la collection de l’Œuvre du Duomo dans les Palais papaux.
Les œuvres exposées dans les environnements suggestifs du Palazzo Soliano vont de 1947 à 1990 et marquent les étapes les plus significatives de la carrière de l’artiste sicilien : du Lutteur exposé à Londres lors des Jeux olympiques de 1948 au célèbre moulage en plâtre du Monument au pape Jean XXIII réalisé entre 1965 et 1967.

Musée Emilio Greco, Orvieto
Musée Emilio Greco, Orvieto

13 Musée “Claudio Faina” et Musée civique

Le musée Claudio Faina et le musée archéologique civique sont situés dans le palais Faina, à la place Duomo d’Orvieto.
Construit à la moitié du XIXe siècle, le palais fut édifié en réutilisant les structures de la maison des Monaldeschi, parmi les familles les plus importantes d’Orvieto depuis le XIIIe siècle. Dans le palais, acquis à la moitié du XIXe siècle par le comte Claudio Faina senior, fut transférée la collection familiale initialement hébergée dans la résidence de Pérouse. Le bâtiment est un siège muséal depuis 1954, date à laquelle le dernier héritier Claudio junior légua par testament à la mairie d’Orvieto toutes ses propriétés pour financer la “Fondation pour le Musée Claudio Faina”.

Le parcours d’exposition vise à illustrer les étapes de formation de la collection, depuis le noyau originel constitué à partir de 1864 par le comte Mauro selon les orientations collectionneuses de l’époque jusqu’à la collection enrichie par l’héritier Eugenio, qui limita les acquisitions à des pièces de la région orvietane et promut la création d’un musée civique plutôt que d’enrichir la collection familiale.

De la galerie située au deuxième étage du palais, on peut admirer une perspective particulière du Duomo. Depuis l’entrée sur la place Duomo, on accède au Musée civique archéologique, aménagé au rez-de-chaussée du palais, entièrement consacré aux vestiges issus des fouilles de la ville et du territoire d’Orvieto, témoignant de l’exceptionnelle floraison de Volsinii, l’Orvieto étrusque. Parmi les productions de très haute qualité artistique réalisées au cours du Ve siècle av. J.-C. par les ateliers volsinies, sont exposées les terres cuites architecturales provenant du temple du Belvédère. Inspirées directement de l’art grec classique, elles constituaient l’appareil décoratif et de revêtement des bâtiments sacrés. De l’aire sacrée de Cannicella, complexe sanctuaire au sein de la nécropole située au sud de la ville, provient la célèbre statuette de Vénus, et de la nécropole du Crocifisso del Tufo sont exposés quelques bornes en pierre, les marqueurs des tombes qui portent souvent le nom du défunt. Du territoire orvietano sont illustrés des matériaux collectés au cours du XIXe siècle, dont le sarcophage de Torre San Severo, avec des scènes sculptées reprenant des épisodes issus de la mythologie grecque à connotation funéraire.

La collection Faina est aménagée au piano noble et au deuxième étage du palais dans une installation renouvelée en 1996. Au piano noble, qui conserve la décoration du XIXe siècle, sont exposés les objets récupérés ou achetés par les Faina, avec une attention particulière à l’activité collectionneuse de Mauro, notamment pour la collection numismatique de monnaies, en grande majorité romaines de l’époque républicaine et impériale, exposées dans une séquence chronologique rigoureuse.

Au deuxième étage, les objets sont ordonnés selon un critère typologique et chronologique : des matériaux pré-protostoriques à la céramique attique, tandis que certains locaux sont entièrement dédiés à la céramique étrusque.

Musée
Musée “Claudio Faina” et Musée civique, Orvieto

Autres lieux d’intérêt à Orvieto

14 Abbaye de San Severo et Martyre

Bâtiment intéressant datant du haut Moyen Âge et reconstruit au XIIe siècle par les bénédictins. L’ordre français des Prémontrés, succédant aux bénédictins en 1220, agrandit l’abbaye vers le nord, dans un style de transition roman-gothique.

Abbazia di San Severo e Martirio, Orvieto
Abbaye de San Severo et Martyre, Orvieto

15 Complexe des Palais papaux

Résidences papales construites par les papes Urbain IV et Martin IV. Le premier (1264) est de style roman de transition vers le gothique, le second (1284) est inspiré du gothique français.

16 Ancienne église Sant’Agostino d’Orvieto

Ancienne église de Saint Augustin avec portail gothique du XIVe siècle richement orné. Intérieur du XVIIIe siècle avec autels latéraux.

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