Spello est une commune d’Ombrie très connue pour son splendide centre historique, pour les œuvres de Pinturicchio et pour l’infiorata qui chaque année, le jour du Corpus Domini, attire de nombreux touristes. Spello Ombrie. Elle se situe à environ 219 mètres d’altitude, donc dans une position très favorable à la flore, et est adossée au flanc du Mont Subasio, au-dessus de l’affluent du Topino. Elle est à seulement 4 kilomètres de Foligno et environ 35 kilomètres du chef-lieu ombrien, Pérouse. Spello est aussi culture, grâce à son patrimoine constitué de musées, pinacothèques, anciennes villas. Voici que voir à Spello en une demi-journée ou même en deux jours.
- Que voir à Spello
- 1 Collégiale Santa Maria Maggiore et Pinturicchio
- Spello Pinturicchio
- 2 Infiorata de Spello
- Que visiter à Spello
- 3 Pinacothèque civique de Spello
- 4 Collection permanente Emilio Greco
- 5 Villa Fidelia
- Spello et ses environs
- 6 Mosaïques de Villa Sant’Anna
- Que faire à Spello
- 7 Théâtre communal Subasio de Spello
- 8 Hôtels à Spello
Que voir à Spello
1 Collégiale Santa Maria Maggiore et Pinturicchio
Fondée aux XIe-XIIe siècles, l’église Santa Maria Maggiore à Spello présente une façade datant de 1644 réalisée lors de l’agrandissement du bâtiment. À noter l’architrave, les jambages avec un beau frise et volutes d’acanthe du portail, œuvre de tailleurs de pierre actifs entre les XIIe-XIIIe siècles entre Foligno et Bevagna et en partie attribuables à des ateliers de Spolète. L’église est en croix latine et présente une nef avec une couverture en croisée d’ogives. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, elle a été pourvue de sept autels et d’une riche décoration en stuc. Sur les autels, de nombreuses œuvres datées du XVIIe siècle. À droite de l’entrée, autel en marbre de Gaio Titieno Flacco (aujourd’hui utilisé comme bénitier) déjà présent dans Santa Maria Maggiore depuis le XVe siècle, à côté le baptistère en marbre, en forme de pyxide, œuvre de Gasparino da Val di Lugano (1509-1511).
Spello Pinturicchio
Le long du mur gauche, après le deuxième autel gauche, s’ouvre la Chapelle Baglioni, commandée en 1500 par Troilo Baglioni à l’artiste Bernardino di Betto, dit le Pinturicchio (Pérouse, vers 1452 – Sienne, 11 décembre 1513). Elle présente un sol richement décoré de majoliques de Deruta de 1566. La chapelle est entièrement décorée à fresque par l’artiste, à commencer par les voiles de la voûte avec les sibylles Tiburtina, Eritrea, Europea, Samia assises sur leur trône ; sur le mur gauche, l’Annonciation avec autoportrait et signature de l’artiste. Sur le mur de fond, l’Adoration des bergers et l’arrivée des Mages, sur le mur droit Dispute entre les docteurs au Temple.
Toujours sur le mur gauche, à noter la chaire renaissance en grès de Simone da Campione (1545). L’autel majeur est couvert par le ciborium (ou tribune) en pierre caciolfa de Rocco di Tommaso da Vicenza (1515). Dans les médaillons, huit têtes en terre cuite de Giandomenico da Carrara : Prophètes (1562). Aux piliers qui flanquent l’absidiole, deux œuvres du Perugin, à gauche “Piété, Saint Jean l’Évangéliste et Marie-Madeleine”, prélevée d’un lieu inconnu (œuvre datée de 1521) et à droite “Vierge à l’Enfant, Sainte Catherine d’Alexandrie et Saint Blaise”, prélevée d’un lieu inconnu (œuvre datée de 1521).
2 Infiorata de Spello
Dans les jours qui précèdent le Corpus Domini à Spello Perugia, on assiste à une véritable mobilisation générale de nombreuses équipes d’Infiorateurs, qui se dispersent le long des pentes du Subasio, dans les champs et les plaines des vallées verdoyantes de l’Ombrie. Visiter Spello pendant cette période est une expérience immersive. Pendant la récolte des fleurs, d’autres citoyens, surtout les dames âgées, passent leurs soirées dans des rez-de-chaussée frais, séparant les pétales par couleurs et broyant finement les herbes parfumées.
À la veille du Corpus Domini, dès le premier après-midi, les rues de Spello concernées par le parcours de la Procession sont fermées à la circulation et littéralement envahies par des groupes de citoyens et de visiteurs de tous âges. Tout d’abord, des installations d’éclairage appropriées sont prévues, puis des systèmes de protection éprouvés (structures anti-pluie et anti-vent) sont mis en place sur les sections de rue concernées, afin d’éviter que des conditions atmosphériques imprévisibles ne perturbent ou compromettent le travail des Infiorateurs. Après ces opérations préliminaires, on commence à exécuter le dessin sur le fond de la rue, utilisant pour cela les techniques les plus diverses : du dessin à main levée au pochoir, du moule métallique à la forme en carton.
Une fois les dessins réalisés, selon différentes techniques, on dépose enfin les pétales multicolores, afin de conférer les tonalités chromatiques désirées et obtenir les effets artistiques voulus. Pendant l’après-midi et toute la nuit du samedi précédant la fête, les infiorateurs travaillent sur les rues, penchés au sol, pour dessiner, déposer et disposer des millions et des millions de pétales capables de produire ces chefs-d’œuvre magiques qui mêlent art ancien et moderne, chargés d’émotions et de suggestions culturelles, en lien avec les thèmes de la tradition religieuse et aussi de l’actualité la plus vive.
Les travaux durent toute la nuit et ce n’est qu’à 9 heures du matin que les rues se retrouvent couvertes d’un seul tapis polychrome et parfumé : un spectacle unique à voir. Il suffit de penser qu’en un seul parcours floral, environ 70 infiorates sont réalisées entre tapis – chacun mesurant entre 12 et 15 mètres de longueur, avec une surface minimale de 15 m² – et tableaux de grandes dimensions – de 25 à 90 m². L’unicité du caractère de l’événement tient certainement à la technique d’exécution qui consiste à utiliser exclusivement des éléments végétaux non traités avec des agents chimiques ou conservateurs ni avec des colorants artificiels ou en poudre ; de cette manière, le pétale, posé sur le sol de la rue, (on ne peut pas le coller) règne souverain dans un ensemble captivant de couleurs et de parfums. L’exécution des œuvres se fait directement sur le fond de la rue non soumis à aucun traitement : les sujets et décorations sont toujours renouvelés, liés à la grande tradition de la peinture ombrienne, de la Renaissance au XVIIIe siècle, et parfois le discours figuratif s’ouvre aussi aux plus grandes expressions de l’art moderne. Avec le passage du Saint Cortège conduit par l’évêque portant l’ostensoir, se clôt une expérience d’un très grand engagement artistique, de solidarité civile, culturelle et humaine, d’une tension éthique et religieuse qui se concrétise en une éclatante harmonie de couleurs. Source Commune de Spello.

Que visiter à Spello
3 Pinacothèque civique de Spello
La Pinacothèque civique de Spello est située dans le centre historique, sur la Piazza Matteotti. Depuis 1994, elle est hébergée dans le Palazzo dei Canonici, bâtiment du XVIe siècle jouxtant l’église de Santa Maria Maggiore. La visite du musée permettra d’entrer en contact avec l’histoire de la ville à travers ses précieux témoignages. La collection est née en 1916, lorsque le prieur de la Collégiale Santa Maria Maggiore a réuni un premier groupe d’œuvres choisies parmi les pièces les plus significatives conservées dans Santa Maria Maggiore et dans les oratoires dépendants. À cela s’ajoutèrent des objets précédemment acquis suite aux confiscations post-unitaire.
Le parcours de visite actuel, organisé en sept salles, s’inspire de critères chronologiques et typologiques qui permettent d’apprécier les relations entre Spello et les autres centres artistiques de l’Ombrie au fil des siècles. Outre de nombreux tableaux, tissus et objets sacrés, d’un intérêt majeur est une Vierge en bois du XIIIe siècle (même si mutilée par le vol de l’enfant survenu en 2008), le Christ en croix déposé du début du XIVe siècle, la Croix d’autel en argent doré de Paolo Vanni de 1398 et la Vierge à l’Enfant attribuée au Pinturicchio. Provenant de l’église adjacente de Santa Maria Maggiore, cette dernière invite à visiter la Chapelle Bella, magnifique œuvre peinte à fresque par le même artiste.
4 Collection permanente Emilio Greco
L’exposition permanente d’Emilio Greco a été montée pour rendre hommage à l’artiste à l’occasion du 25e anniversaire de la première exposition à Spello, protagoniste des Rencontres dans les rues en 1983, et destinataire en 1985 de la citoyenneté honorifique. À la suite de cela, l’artiste fit don d’une sélection importante d’œuvres à la commune. La collection est divisée en trois salles selon l’ordre chronologique des œuvres, comprenant des gravures, lithographies, eaux-fortes, dessins et une sélection de sculptures en bronze, plâtre et résine, datées entre le milieu des années soixante et la fin des années quatre-vingt du XXe siècle. Sans aucun doute, parmi le parcours muséal, l’œuvre Accocolata, est la plus suggestive. Poursuivant la visite du musée, l’attention du visiteur ne peut être détournée des figures féminines proposées par l’artiste, fréquentes surtout dans sa production de portraits réalisés entre le milieu des années cinquante et le début des années soixante.

5 Villa Fidelia
Villa Fidelia se trouve non loin du centre historique de Spello, à proximité de l’amphithéâtre romain et de l’église romane de San Claudio. L’antique site romain sur lequel s’élève la villa était constitué d’une vaste zone sacrée, où se situaient le soi-disant temple de Vénus, le Théâtre et les Thermes. L’implantation primitive a été construite au XVIe siècle par les comtes Acuti Urbani di San Lorenzo. Au XVIIIe siècle, la villa passe à Dona Teresa Pamphili Grillo qui procède à transformer et agrandir la résidence construite par les Urbani et y implante le jardin à l’italienne. À sa mort, la propriété passe d’abord aux comtes Sperelli, puis au très riche propriétaire terrien Gregorio Piermarini, qui effectua d’importantes transformations et agrandissements entre 1805 et 1830. Après diverses péripéties, en 1923, la villa est achetée par l’ingénieur Decio Costanzi qui divise le complexe, vendant la partie la plus ancienne aux Sœurs Missionnaires d’Égypte et la partie restante, comprenant le Casino, les jardins et les annexes, à la Province de Pérouse.
L’aspect le plus remarquable de Villa Fidelia réside dans les aménagements extérieurs extraordinaires qui ont donné naissance au jardin vésuvien d’entrée, au galopoir, au jardin à l’italienne et au parc avec bois de cyprès. Le jardin appelé “vésuvien” ou baroque, situé près de l’entrée, est conçu sur un plan incliné raide qui mène à la porte du casino. Délimité sur les longs côtés par une double rangée de majestueux cyprès, il est formé de terrasses arrondies reliées par des escaliers sinueux alternant avec de courts espaces herbeux bordés de buis savamment taillés en formes singulières. La composition est dominée par la belle fontaine en exèdre, située au centre, dotée d’une statue représentant Diane, déesse de la chasse, et fermée au sommet par un élégant mur qui cache la citerne, ornée de niches et surmontée d’une horloge. Juxtaposé à ce jardin singulier, au XXe siècle, a été construit le grand galopoir à forme circulaire.
Plus ancien est le jardin à l’italienne, datant du XVIIIe siècle, situé à l’arrière du casino. Le jardin, de forme rectangulaire étroite et allongée sur plus de 150 mètres, est actuellement divisé en quatre grandes plates-bandes principales bordées doublement de haies de buis, elles-mêmes subdivisées en quatre plates-bandes plus petites. Les parterres herbeux internes étaient totalement occupés par des roseraies. Une grande quantité de vases d’agrumes ornent les bords du jardin qui au printemps s’enrichissent de leur parfum enivrant. Le côté exposé à la montagne est planté de rangées de cyprès, principaux protagonistes de la composition qui comprend aussi le beau parc et le bois dense de chênes verts. La villa a accueilli la Reine Jeanne et le roi Boris de Bulgarie lors de leur voyage de noces en 1930. La villa accueille dans son parc des spectacles théâtraux, concerts et événements opératiques. Depuis 2003, elle est le siège d’expositions temporaires.

Spello et ses environs
6 Mosaïques de Villa Sant’Anna
En juillet 2005, juste en dehors des murs de Spello, ont été découverts les vestiges d’un complexe monumental d’importantes dimensions. Les fouilles archéologiques ultérieures ont identifié sept pièces, probablement relatives au corps central d’une villa ou d’un édifice public de l’époque tardive impériale.
Une première pièce de la Villa Sant’Anna conserve presque intégralement le sol en mosaïque tricolore (blanc, rose et noir), représentant des éléments géométriques. Dans une deuxième pièce sont conservés le sol, également en mosaïque polychrome, et les restes de fresques murales polychromes. Le sol, d’environ 140 mètres carrés, présente une décoration modulaire généralement appelée “coussins” avec des représentations à caractère zoomorphe et anthropomorphe. À l’intérieur des coussins ovales figurent des animaux sauvages (panthère, cerf, sanglier, canard, etc.) et fantastiques.
Au centre de la pièce apparaît une scène de service avec deux figures masculines, nues, de profil. Le personnage de gauche soutient sur ses épaules une anse d’où il verse le vin dans une coupe tenue par le personnage de droite ; le vin retombant de la coupe est recueilli dans un cratère posé au sol. D’autres personnages, réalisés également avec des tesselles noires, sont disposés symétriquement tenant des éléments végétaux ou attributs liés au monde agricole, représentant probablement les quatre saisons.
Une troisième pièce présente un sol géométrique avec tesselles de plus grande taille. Il s’agit très probablement du péristyle dont on connaît la longueur totale de 24,50×5 m.
La fluidité du dessin et la richesse des couleurs, surtout dans la plus grande pièce, témoignent de la haute qualité technique de l’atelier, dont les artistes pourraient venir de Rome pour répondre aux exigences d’un commanditaire particulièrement fortuné et d’un statut social spécifique. La villa peut être datée du début du IVe siècle après J.-C., comme semblent également le suggérer les matériaux retrouvés lors des fouilles.
Que faire à Spello
7 Théâtre communal Subasio de Spello
Le Théâtre civique Subasio se trouve dans le centre historique de Spello, non loin des vestiges de l’Arc d’Auguste. C’est une élégante construction de style néoclassique, bâtie en 1787 sur projet de Alessio Lorenzini, caractérisée par une salle en fer à cheval développée en trois rangées de loges pour une capacité totale de 200 spectateurs. Remarquables sont la riche décoration en stuc et peinture, qui affiche d’anciens devises latines. Le siège du Théâtre Subasio fut auparavant utilisé comme lieu de rencontre des membres de l’Académie des Quiets avant d’être restauré et transformé en salle de spectacle directement gérée par les Académiciens.
8 Hôtels à Spello
Les hôtels, chambres d’hôtes, maisons de vacances où dormir à Spello.

