Quel est le siège le plus sûr dans un avion ? Malheureusement, c'est le moins prisé ⋆ FullTravel.it

Quel est le siège le plus sûr dans un avion ? Malheureusement, c’est le moins prisé

Rarement un voyageur souhaite une place centrale à l’arrière de l’avion. Pourtant, ce sont statistiquement les sièges les plus sûrs.

Posti in aereo - Foto di StockSnap da Pixabay
Redazione FullTravel
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Quand vous réservez un vol, pensez-vous au siège qui vous protègerait le plus en cas d’urgence ? Probablement pas. La plupart des gens choisissent pour le confort, comme l’espace pour les jambes, ou pour la proximité des toilettes. Les voyageurs fréquents privilégient souvent les premiers rangs pour sortir rapidement à l’atterrissage.

Voyager en avion, est-ce vraiment sûr ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons que l’avion est le moyen de transport le plus sûr. En 2019, on a compté près de 70 millions de vols dans le monde, pour seulement 287 décès. Selon une analyse du Conseil national de la sécurité des États-Unis, le risque de mourir dans un crash aérien est d’environ 1 sur 205 552, contre 1 sur 102 en voiture. Pourtant, nous prêtons beaucoup plus d’attention aux accidents d’avion, ignorants généralement les drames sur la route. Qu’un ATR72 se crashe au Népal, et cela fait la une partout. Notre curiosité vient peut-être du besoin de comprendre pourquoi ces accidents se produisent ou s’ils risquent de se répéter. Ce n’est pas forcément négatif : cette préoccupation aide à ce que chaque accident fasse l’objet d’une enquête minutieuse, renforçant la sécurité aérienne.

Comment choisir sa place ?

Rarement un voyageur espère se retrouver au milieu de la dernière rangée. Pourtant, statistiquement, ces sièges sont les plus sûrs dans un avion.

Selon une enquête du magazine TIME couvrant 35 ans de statistiques d’accidents, les sièges du milieu à l’arrière présentent le taux de mortalité le plus faible : 28 %, contre 44 % pour ceux au couloir au centre de l’appareil.

Cela semble aussi logique. Être près d’une issue de secours vous offrira toujours une sortie rapide, sauf si un feu bloque ce côté. Néanmoins, comme le kérosène est stocké dans les ailes, les sorties du centre ne sont pas la meilleure option.

Être à l’avant, c’est aussi être touché en premier en cas d’impact — d’où la préférence statistique pour les derniers rangs. Les places centrales sont aussi plus sûres que celles côté hublot ou couloir, car les passagers sur les côtés servent de protection tampon.

Toutes les urgences ne se valent pas

Le type d’urgence influence aussi vos chances de survie. Une collision avec une montagne, comme en 1979 avec le vol TE901 d’Air New Zealand sur le Mont Erebus en Antarctique, réduit quasiment à zéro l’espoir de s’en sortir : 257 morts à bord.

Un amerrissage brutal réduit aussi les chances de survie, comme lors du vol Air France 447 en 2009 où 228 personnes ont péri.

Les pilotes sont formés pour limiter les risques lors d’une urgence. Ils feront tout pour éviter les montagnes et chercheront un terrain plat ou un champ pour atterrir le mieux possible. En cas d’amerrissage, ils évaluent les vagues et essaient de toucher l’eau sous le meilleur angle.

Les avions modernes sont conçus pour résister à de fortes contraintes en cas d’urgence. D’ailleurs, si l’équipage rappelle l’importance des ceintures de sécurité, c’est surtout à cause des “turbulences en air clair”, qu’on peut rencontrer à haute altitude, et non du risque de crash. Ce phénomène est l’un des plus dangereux pour les passagers et l’appareil.

Les constructeurs développent désormais des avions avec des matériaux composites capables d’absorber les charges extrêmes en vol. Les ailes flexibles aident aussi à éviter une rupture structurelle.

Le type d’appareil change-t-il la donne ?

Bien sûr, certains facteurs varient légèrement d’un avion à l’autre, comme la vitesse de l’air lors d’un impact, mais la physique du vol reste semblable pour tous. Les avions plus gros ont souvent une structure plus résistante, ce qui peut offrir une protection supplémentaire en cas d’urgence. Mais même là, tout dépend de la gravité de l’accident.

Pas besoin de choisir uniquement le plus gros avion pour votre prochain voyage. Comme expliqué, prendre l’avion reste extrêmement sûr.

Article de Doug Drury, Professeur et Responsable de l’Aviation, CQUniversity Australia

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