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Théâtre Royal, Parme

En 1821, sur ordre de la Duchesse Marie-Louise, Nicola Bettoli lança la construction du Nouveau Théâtre Ducal dans la zone du Couvent de Saint-Alexandre.

Teatro Regio, Parma
Redazione FullTravel
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En 1821, sur ordre de la Duchesse Marie-Louise, Nicola Bettoli lança la construction du Nouveau Théâtre Ducal dans la zone du Couvent de Saint-Alexandre. Le théâtre fut achevé en 1828 et inauguré le 16 mai 1829 avec l’opéra Zaira composé pour l’occasion par Vincenzo Bellini.

Le théâtre, ensuite dénommé Royal, représente encore un exemple significatif des nombreux et imposants travaux publics réalisés par la Duchesse. Il fut construit au cœur de la ville, articulé en un corps central et deux ailes latérales reliées au Palais Ducal et à l’Église Saint-Alexandre, devenant ainsi un lieu de référence et de rassemblement dans la vie même de la ville, selon les propos de G.B. Niccolosi, pour qui « non moins que les spectacles scéniques, l’architecture théâtrale doit s’approprier aux temps et aux coutumes » (G. B. Niccolosi, 1829, p. 10). La façade néoclassique présente un portique à colonnes ioniques surmonté de deux bandes. Sur la première, cinq fenêtres à frontons sont placées en correspondance des intercolonnes en dessous, sur la seconde un grand soupirail thermal encadré par deux élégantes figures ailées de la Renommée, bas-reliefs de Tommaso Bandinelli, ainsi que la décoration avec lyre et mascarons qui ornent le fronton couronnant le bâtiment. Les deux corps latéraux sont en retrait et conçus sur deux seuls ordres.

Le vestibule carré du théâtre présente un plafond à caissons soutenu par des colonnes ioniques et introduit dans la salle en fer à cheval avec quatre rangées de loges, dotées de leurs loges de coulisses respectives, et une galerie. La scène est vaste et bien équipée, particulièrement élégante est la petite salle couverte d’une voûte peinte par G. B. Azzi, qui y a représenté l’Harmonie avec des bacchantes et des amours, accompagnée des stucs et ornements de P. Piazza, G. Smit, G. Gelati, T. Bandini et C. Rusca. Aux murs se trouvent des faux bas-reliefs à sujet mythologique de S. Campana. À l’origine, la salle avait une décoration néoclassique raffinée, comme en témoignent les gravures du Toschi. Chaque rangée de loges avait différentes décorations en stuc : en bas s’alignaient des trophées militaires, puis l’histoire de Psyché, des médaillons avec portraits de poètes, guirlandes de fleurs et de fruits. Les loges de proscenium étaient décorées plus richement avec des images de Renommée soutenant des trophées d’acanthe et des portraits d’hommes illustres ; dans l’arc de scène, une horloge à lumière était placée entre les attributs de Phoebus et Minerve.

Parme, vue aérienne – ph Carlo Ferrari – licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported

La transformation de la salle commença, par volonté de Charles III de Bourbon, en 1853 ; y travaillèrent les architectes Luigi Montecchi et Luigi Bettoli ainsi que le scénographe Girolamo Magnani, nommé cette même année peintre et directeur du théâtre.

Les ornements néoclassiques de la salle furent remplacés par d’autres plus riches et fastueux, et au plafond, déjà peint par Giovan Battista Borghesi, qui y avait représenté les protagonistes de la scène antique et moderne en vol sur un fond de ciel étoilé, furent ajoutées une bande pourpre et un frise à cadres dorés. Resta intacte en revanche la belle toile de scène de Giovan Battista Borghesi, toujours existante, représentant le triomphe de Pallas. Après l’électrification introduite en 1907 et la création du golfe mystique en 1926, le théâtre n’a subi aucune modification notable jusqu’en 1983, année où commencèrent les travaux nécessaires de restauration et de réhabilitation conservatrice menés « à théâtre ouvert », c’est-à-dire sans interruption de l’activité, pendant toute la décennie 1990.

Le projet global, élaboré par le Bureau Technique Municipal, a réalisé, par phases successives, les consolidations structurelles des murs des voûtes et des couvertures ; la restructuration de l’ancienne salle des décorateurs et des espaces de la tour scénique ; la restauration des loges, des balcons, du foyer et de la salle fumeurs. D’autres interventions ont concerné la récupération d’espaces pour les artistes et les techniciens, ainsi que la mise aux normes des systèmes de sécurité.

 

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