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Guide de la basilique patriarcale d’Aquilée

La basilique patriarcale de Sainte-Marie Assunta est le principal édifice religieux d’Aquilée (UD) et ancienne église cathédrale du patriarcat supprimé d’Aquilée. Découvrons ce qu’il faut visiter dans la Basilique patriarcale d’Aquilée.

Basilica di Acquileia, Udine
Redazione FullTravel
12 Min Read

La basilique patriarcale de Sainte-Marie Assunta est le principal édifice religieux d’Aquilée (UD) et ancienne église cathédrale du patriarcat supprimé d’Aquilée.

Les plus anciens vestiges datent du IVe siècle, l’actuelle basilique fut construite au XIe siècle et modifiée au XIIIe siècle. Elle se dresse sur le côté de la voie Sacrée, donnant sur la place du Chapitre, avec le baptistère et son imposant clocher.

Fondés en 313 par l’évêque Théodore avec le soutien direct de l’empereur Constantin, les bâtiments connus sous le nom d’aules théodoriennes (dont les vestiges sont encore visitables dans la nef de l’édifice actuel et sous les fondations du clocher) constituent probablement le premier complexe public de culte pour les chrétiens.

Les aules reposaient sur des bâtiments romains préexistants (probablement des horrea, vastes greniers romains situés certainement dans la zone près de la basilique), dont les murs périphériques ont vraisemblablement été réutilisés. Les deux aules parallèles (chacune d’environ 37×20 m) étaient reliées par un vestibule de 29×13 m, à côté duquel se trouvait le premier baptistère. Les deux aules étaient dépourvues d’abside, avec six colonnes soutenant un plafond à caissons richement décoré et un pavement constitué d’un extraordinaire ensemble de mosaïques. L’aula nord constituait probablement la véritable église, tandis que celle au sud (là où se trouve l’actuelle basilique) était un catéchuménat, lieu où les catéchumènes recevaient l’instruction chrétienne et se préparaient à entrer dans la communauté.

La phase suivante de la basilique remonte au milieu du IVe siècle, à l’époque de l’évêque Fortunazien, avec l’agrandissement de l’aula nord (73×31 m) et la création de nouvelles salles. La grande basilique, divisée en trois nefs par vingt-huit colonnes et sans abside, était reliée, par le baptistère, au catéchuménat et précédée d’un large atrium (selon un schéma également retrouvé dans le complexe contemporain de Trier).

À l’évêque Cromace (388-407) revient l’agrandissement de l’aula sud jusqu’à 65×29 m (avec la construction de la façade actuelle) et la construction de nouveaux bâtiments, y compris l’actuel baptistère. Ces années figurent la période de plus grand éclat du patriarcat d’Aquilée (de la même époque est le grand complexe du Monastère, siège d’une nombreuse communauté monastique féminine). La grande prospérité des années suivant le concile d’Aquilée s’interrompt brutalement en 452, lorsque les Huns, menés par Attila, dévastent la ville et massacrent sa population.

La basilique nord, incendiée lors des pillages, ne fut jamais reconstruite. Les grands chantiers urbains furent abandonnés et la population de la ville déclina notablement. Ce n’est qu’au IXe siècle que le patriarche Massenzio, grâce au soutien de Charlemagne, commença la restauration des anciens bâtiments.

La basilique de Massenzio, construite à partir de 811, réutilise l’aula sud de l’ancien complexe, avec l’ajout d’un court transept et la construction de l’église dite des Païens entre la basilique et le baptistère.

En 988, un tremblement de terre causa d’importants dégâts, ce qui amena le patriarche Poppone à procéder, en 1031, à une restauration radicale du complexe en style roman, riche en influences carolingiennes-ottoniennes. Le vaste programme de construction de Poppone, signe du nouveau bien-être économique de la ville, culmina avec la construction du grand Palais patriarcal (aujourd’hui détruit) et surtout d’une « turris celsa quod astra petit », l’imposant clocher de plus de 70 mètres de haut dominant la campagne frioulane (réalisé en opus quadratum, avec les massifs blocs de marbre de l’ancien amphithéâtre), inspiré, dit-on, du célèbre phare d’Alexandrie et modèle pour de nombreuses tours de clochers ultérieures.

Un nouveau tremblement de terre, en 1348, poussa l’archevêque Marquardo de Randeck à réaliser de nouvelles restaurations et à remplacer les arcs en plein cintre de la nef centrale par des arcs brisés.

La dernière grande intervention remonte au XVIe siècle, lorsque des artisans et charpentiers vénitiens furent appelés à réaliser le grand plafond en bois qui peut encore être observé aujourd’hui.

Une communauté de chrétiens adhérant au gnosticisme était présente à Aquilée dans les premiers siècles de l’ère chrétienne.
À gauche, près de l’entrée de la basilique, se trouve le Saint Sépulcre, structure du XIe siècle reproduisant le Saint Sépulcre de Jérusalem, comme décrit par les anciennes chroniques médiévales. Cette structure était utilisée lors de la liturgie de la Semaine Sainte.

Mosaïques de la basilique d’Aquilée

Les principales représentations du sol peuvent être divisées en quatre travées, en partant de l’entrée.
Dans la première apparaissent divers portraits de donateurs, des nœuds elliptiques croisés dits de Salomon et des animaux, ainsi que l’insertion plus tardive d’un panneau avec le combat entre le coq et la tortue, lutte symbolique entre le bien et le mal, présente également dans la Crypte des fouilles.

Dans la deuxième travée, les portraits tant masculins que féminins enfermés dans des médaillons circulaires sont d’un intérêt particulier, parmi lesquels figurent aussi des représentations des saisons.

Toujours dans la deuxième travée, Jésus en tant que Bon Pasteur est représenté dans une posture influencée par la classicité païenne, portant une brebis sur ses épaules, exactement comme le dieu Mercure dans le monde gréco-romain. Autour, dans des panneaux octogonaux, se trouvent des poissons, un cerf, une gazelle, divers oiseaux perchés sur des branches et des cigognes.

Dans la troisième travée, où se trouvait jadis l’autel, au panneau central est visible la scène allégorique de la Victoire ailée avec couronne et palme. Cette symbolique revêt une grande importance pour la première église chrétienne, qui sortait victorieuse et devenait de fait, après l’édit de Constantin, la religion principale de l’Empire romain.

Enfin, la quatrième travée, qui clôt le cycle des représentations, est constituée d’un tapis de mosaïque unique et admirable, représentant une mer abondante en poissons, avec l’histoire de Jonas, prophète juif envoyé par Dieu pour prêcher dans la ville de Ninive en Mésopotamie. Jonas s’était opposé et était fugué sur un navire phénicien ; jeté à la mer par les marins puis avalé par un monstre marin, il fut ensuite rejeté par ce même monstre sur les rivages de Palestine. L’histoire de Jonas est un thème récurrent dans l’art paléochrétien car elle est étroitement liée à la résurrection des morts.

Cimetière des morts de la Première Guerre mondiale

À l’extérieur, derrière la basilique, se trouve le cimetière des morts de la guerre 1915-1918, où reposent dix des onze soldats inconnus, parmi lesquels Maria Bergamas, mère d’un volontaire tombé au combat, choisit celui dont les restes reposent à l’Autel de la Patrie à Rome depuis 1921. On y trouve également les tombes du général Alessandro Ricordi de Milan, commandant de la Brigade Murge, ainsi que celle du capitaine Conte Riccardo della Torre de Cividale, tués par la même grenade sur les pentes de l’Hermada.

Mosaïques de la basilique d’Aquilée

Horaires de la basilique d’Aquilée

D’avril à septembre : 9h00 – 19h00

Mars et octobre : 9h00 – 18h00

De novembre à février : 10h00 – 16h00 (samedi, dimanche et jours fériés 9h00 – 17h00)

1er janvier 10h00 – 17h00

Fermetures : le 25 décembre après-midi

6 janvier de 14h00 à environ 15h30 pour la Bénédiction des Enfants

Tous les dimanches de 10h00 à 11h30

Lors de toutes les cérémonies religieuses paroissiales non programmables au calendrier (funérailles, mariages ou cérémonies particulières) fermeture 30 minutes avant le début de la cérémonie

Horaires du clocher d’Aquilée

Du 1er avril à septembre : 10h30-13h30 et 14h30-18h30
Octobre : samedi et dimanche
10h00 – 17h00

Novembre, décembre, janvier, février et mars : fermé

Billets basilique d’Aquilée

Entrée à la basilique avec la Crypte des fresques

Plein tarif : 3,00 € par personne
Tarif réduit : 2,50 € par personne (valable pour groupes d’au moins 15 personnes)
Tarif scolaire réduit : 1,00 € par personne (valable pour groupes scolaires de collèges et lycées de 15 personnes minimum)

Entrée à la basilique avec la Crypte des fresques et l’Aula Teodoriana Nord (Crypte des fouilles)

Plein tarif : 5,00 € par personne
Tarif réduit : 4,00 € par personne (valable pour groupes d’au moins 15 personnes)
Tarif scolaire : 2,00 € par personne (valable pour groupes scolaires de collèges et lycées d’au moins 15 personnes)

Clocher (ouvert d’avril à septembre)

Plein tarif : 2,00 € par personne
Tarif réduit groupes et scolaires : 1,00 € par personne (valable pour groupes d’au moins 15 personnes)

Entrée à l’Aula Cromaziana, au Baptistère et à la Domus/Palais Episcopal

Plein tarif : 5,00 € par personne
Tarif réduit : 4,00 € par personne (valable pour groupes d’au moins 15 personnes)
Scolaires : 2,00 € par personne (valable pour groupes scolaires de collèges et lycées d’au moins 15 personnes)

Domus et Palais Episcopal

Plein tarif : 2,00 € par personne
Tarif réduit : 1,00 € par personne (valable pour groupes d’au moins 15 personnes)

Complexe basilical (suspendu en automne et hiver)

Permet l’accès à la basilique avec la Crypte des fresques, à l’Aula Teodoriana Nord (Crypte des fouilles), au baptistère avec l’Aula Cromaziana (Sudhalle), au clocher et à la “Domus et Palais Episcopal”

Plein tarif : 10,00 € par personne
Tarif réduit : 7,50 € par personne (valable pour groupes d’au moins 15 personnes)

Où acheter les billets de la basilique patriarcale d’Aquilée

Au magasin de la basilique, situé place du Chapitre n°4, les visiteurs individuels et les groupes équipés de leur propre système de micro peuvent acheter les différents billets. Les guichets ferment une demi-heure avant la fermeture de la basilique.

Gratuités

Résidents d’Aquilée
Moins de 10 ans
Visiteurs handicapés sur présentation au guichet d’un certificat d’invalidité supérieur à 74 %. En cas de non-autonomie, la gratuité est étendue à un accompagnateur
Enseignants accompagnant des groupes scolaires
Un chef de groupe tous les 25 payants
Journalistes
Guides touristiques
Détenteurs de la FVG CARD
BILLET FAMILLE : mineurs de moins de 18 ans gratuits s’ils sont accompagnés par deux parents payants (uniquement sur billets pleins)

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