Temple de Minerve Médica, Rome ⋆ FullTravel.it

Temple de Minerve Médica, Rome

Le majestueux édifice de la via Giolitti, le « Temple de Minerve Médica » (autrefois appelé « Hercule Callaïque » ou « Le Galluzze »), appartenait à un vaste complexe de l’Antiquité tardive, interprété comme résidence impériale et servant de grande salle de réception.

Tempio di Minerva Medica
Redazione FullTravel
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Le “Temple de Minerve Médica” est en réalité une salle monumentale construite en deux étapes au début du IVe siècle après J.-C., sur un terrain ayant probablement appartenu, un siècle plus tôt, à l’empereur Gallien (Horti Liciniani).

Avec son plan central polylobé en forme de « marguerite », le soin apporté aux proportions et l’allègement progressif des structures vers le sommet, il s’agit de l’un des monuments les plus originaux et audacieux du IVe siècle, comparable seulement aux grandes réalisations de Cologne et Constantinople.

Par ses dimensions impressionnantes—25 m de diamètre et une hauteur maximale de coupole de 32 m, aujourd’hui réduite à environ 24—il était autrefois l’un des monuments les plus emblématiques de Rome, avant les transformations modernes du quartier Esquilino qui l’ont confiné entre les voies de la gare Termini et l’urbanisme populaire du XIXe siècle.

Caractéristique de son époque, sa vaste coupole en quartiers de type « voile »—la troisième de Rome après le Panthéon et les Thermes de Caracalla—illuminée et allégée par de grandes fenêtres, passant élégamment d’une forme polygonale à une demi-sphère. On note également un appareil en brique très régulier ; des niches semi-circulaires sur chaque côté du décagone sauf à l’entrée ; et des piliers massifs jouant un rôle de contreforts.

L’espace intérieur comme extérieur est amplifié par de profondes niches sur neuf faces, réparties avec une parfaite symétrie et surmontées de grandes fenêtres cintrées. L’élément architectural traditionnel, la colonne, réapparaît à l’entrée et dans les quatre grandes niches latérales.

Temple de Minerve Médica, Rome

Pour assurer la stabilité de l’édifice, les niches ouvertes ont été murées et d’imposants contreforts ont été ajoutés à l’extérieur entre les piliers d’angle, modifiant le profil extérieur du monument.

Deux grandes exèdres situées sur l’axe transversal complètent le pavillon central, lequel est inséré dans un ensemble davantage composé d’espaces courbes ou absidaux, dont une salle allongée à double abside, disposée devant l’entrée et semblable à un narthex.

La salle principale et les annexes devaient posséder une décoration somptueuse : la coupole conserve des traces de mosaïques en pâte de verre, recouvertes d’un enduit, les murs étaient habillés de plaques de marbre sur un lit de mortier et de fragments de tuiles ; les sols par des mosaïques de pierre et de l’opus sectile aux couleurs vives.

Pour souligner le luxe de cet ensemble, que des études récentes attribuent à une commande impériale (par Maxence ou Constantin), un système d’hypocaustes passait sous certaines pièces, suggérant que la salle décagonale servait à des banquets.

Bien qu’abondamment étudié et documenté, faisant de ce temple l’un des monuments antiques les plus explorés, ses problèmes de stabilité ont longtemps été sous-estimés. La coupole s’est effondrée en 1828 et une vaste restauration a été entreprise dans les années 1940. Actuellement, l’ensemble bénéficie d’une campagne de consolidation et de restauration.

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