Crustumerium à Rome ⋆ FullTravel.it

Crustumerium à Rome

Crustumerium, selon les auteurs anciens, était une ville située sur le Tibre entre Eretum et Fidenae ; grâce à ces témoignages précis, auxquels s’ajoute l’indication de la distance exacte depuis Rome le long de la via Salaria, il a été facile d’identifier le site historique, marqué par une vaste zone de matériaux archéologiques en surface.

Crustumerium, Roma
Redazione FullTravel
3 Min Read

Crustumerium, selon les auteurs anciens, était une ville située sur le Tibre entre Eretum et Fidenae ; grâce à ces témoignages précis, auxquels s’ajoute l’indication de la distance exacte depuis Rome le long de la via Salaria, il a été facile d’identifier le site historique, marqué par une vaste zone de matériaux archéologiques en surface.

La ville, latine pour la majorité des auteurs anciens, semble être née entre le Xe et le IXe siècle av. J.-C. et dès le début son histoire est liée aux événements de la naissance et du développement de Rome ; parmi autres, elle est l’un des centres protagonistes du célèbre épisode historique-légendaire de l’Enlèvement des Sabines. Elle atteint le sommet de sa floraison aux VIIe et VIe siècles av. J.-C. ; son déclin est marqué, à la fin du Ve siècle, par l’expansion irrésistible de Rome.

Après la barrière de péage de l’autoroute Florence-Rome, à la fin du long rectiligne final, les collines de Crustumerium accompagnent pendant plusieurs kilomètres le parcours de ceux qui rejoignent la capitale. L’ancienne ville de Crustumerium est donc le premier des complexes archéologiques que l’on rencontre en arrivant par le plus important itinéraire reliant l’Europe, presque une présentation officielle de Rome.

Et il s’agit d’une présentation digne : Crustumerium, en effet, est le seul centre de l’ancienne civilisation latine non compromis par l’urbanisation moderne et dans toute la zone, le paysage est remarquablement conservé.
Actuellement, la zone de l’ancienne ville est connue seulement dans ses grandes lignes, grâce à des reconnaissances de surface et à des fouilles sporadiques de la Surintendance archéologique de Rome (depuis 1982) qui ont cependant permis la découverte d’environ deux cents sépultures et la récupération de remarquables mobiliers funéraires composés de céramiques et de bronzes (environ 120 pièces ont été récupérées dans la seule tombe 9, fouillée en 1987 à loc. Monte Del Bufalo).

Les fouilleurs clandestins, dans les dernières décennies, ont réussi à piller des milliers de sépultures (de nombreux objets de grande valeur sont récemment apparus sur les marchés d’antiquités étrangers), causant d’importants dégâts au patrimoine scientifique et compromettant en partie la recherche future.

Toute la zone de l’habitat, des nécropoles environnantes et partie du territoire de l’ancien centre pour une extension d’environ 440 hectares, est protégée selon les lois 1089/39 et 1497/39. Un secteur de 58 hectares comprenant une partie des zones funéraires de Monte Del Bufalo et Cisterna Grande a été acheté par l’Administration publique en 1998.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *