La collection archéologique du Musée de Rimini, organisée par Luigi Tassini en 1844, et la pinacothèque, fondée en 1924. Équipé de services pédagogiques et d’information modernes, le musée conserve des matériaux provenant de fouilles et de découvertes archéologiques, de bâtiments démolis, de dépôts et de dons qui documentent l’histoire de Rimini et de son territoire. Le premier noyau des collections municipales fut le lapidaire, installé en 1981 dans la cour intérieure du collège sous la direction de Giancarlo Susini et Angela Donati. Il s’agit de 68 inscriptions datant du Ier siècle av. J.-C. au IVe siècle ap. J.-C.
Outre d’importantes stèles funéraires et bases honorifiques, on y trouve des fragments architecturaux et des éléments d’un intérêt notable pour le bâti, comme dans le cas de l’inscription concernant le pavage des routes riminaises promu par Caius César. La section archéologique du Musée de Rimini se déploie à partir des sous-sols du Collège des Jésuites, où dans une quarantaine de salles est revisitée toute l’histoire de Rimini, des premières traces de l’Homo erectus découvertes sur la colline de Covignano, jusqu’à la fondation d’Ariminum en 268 av. J.-C. par les Romains et le développement de la ville à l’époque républicaine et moyen-impériale.
Le parcours se poursuit ensuite par un regard approfondi sur le devenir historique de Rimini à l’époque impériale, durant les IIe et IIIe siècles ap. J.-C. À la série variée et superbe des mosaïques romaines, parmi lesquelles la célèbre mosaïque “des bateaux” de la domus de Palais Diotallevi et la mosaïque “d’Anubis”, s’ajoutent le très rare tableau en pâte de verre polychrome représentant des poissons et le plus riche équipement chirurgical de l’Antiquité, découverts tous deux dans la voisine Domus du Chirurgien qui, récemment muséifiée, constitue la continuité naturelle extérieure de l’itinéraire muséal.
Le parcours du Musée de Rimini
Le parcours muséal s’étend sur une soixantaine de salles réparties sur trois étages. La section historique et artistique du Musée de Rimini, avec environ cinq cents œuvres exposées, permet de visiter pleinement le chemin artistique riminais du XIVe au XIXe siècle, qui débute avec la célèbre école du Trecento représentée par Giuliano et Giovanni da Rimini et leurs élèves. La période malatestienne est évoquée par la célèbre Pietà de Giovanni Bellini (1460) et l’aussi connue polyptyque de Saint Vincent Ferrier de Ghirlandaio (1494), suivies par des œuvres de Benedetto et Bartolomeo Coda, (comme le polyptyque de Benedetto Coda Madonna avec l’Enfant et des Saints, et La Cène de Bartolomeo Coda) Bagnacavallo, Mastelletta, Salvator Rosa, Guercino, Cagnacci, Maffei, Piazzetta, Marchetti, Pittoni et Bigari.
Une section du Musée de Rimini est dédiée au peintre riminais du XIXe siècle Guglielmo Bilancioni ; deux salles sont réservées aux dessins, peintures et œuvres graphiques de René Gruau, artiste ayant travaillé avec les plus grands couturiers dont Dior, Chanel, Givenchy et Balenciaga. Parmi les témoignages de l’histoire locale, on remarque aussi les neuf tapisseries qui décoraient les salles communales, tissées à Anvers au XVIIIe siècle sur des cartons de A. van Diepenberk ; le célèbre “saraceno” utilisé dans les joutes du XVIIe siècle et la série des armoiries (XVIe-XVIIe siècles) provenant des plus importants palais de la ville, avec d’autres fragments lapidaires.
L’importance de la ville d’Ariminum, la plus ancienne des fondations romaines d’Émilie-Romagne, est parfaitement soulignée dans la section archéologique du Musée de Rimini par une succession de thèmes constituant une présentation complète de la ville, de ses relations avec la mère patrie Rome, de son organisation politico-sociale, de son économie florissante et de ses activités productives tout aussi prospères.
Une sélection extraordinaire de matériaux du Musée de Rimini documente ses formes d’artisanat, évoque les milieux domestiques avec leurs meubles, équipements et objets précieux reconstitués à travers les objets provenant des riches domus urbaines, met en valeur les relations entretenues par la ville portuaire avec la mer et les échanges commerciaux avec l’Orient et l’Afrique, reconstitue les formes de culte public et privé, présente quelques grandes réalisations architecturales urbaines comme l’amphithéâtre.
Enfin, une place absolue est méritée par les reconstitutions relatives à la Domus du Chirurgien, dont sont présentés au public des fac-similés de certaines pièces : le cabinet médical, la chambre à coucher, la salle à manger avec le mobilier, les sols, les décorations, les objets certifiés lors des fouilles archéologiques. La domus était en effet dotée d’appareils précieux tels que mosaïques, enduits et décorations murales variées et précieuses. Comme il est connu, les investigations menées sur place ont également permis la récupération de l’équipement professionnel presque complet du chirurgien, qui représente un témoignage matériel et culturel fondamental de la pratique médicale dans l’Antiquité. Dans son ensemble, la domus constitue un cas rare de complexe ambulatoire qui associe à la résidence du médecin des espaces destinés à l’accueil, à la consultation et au soin des patients, ainsi que des espaces utilisés pour la préparation des médicaments. Source : MIBACT
Informations sur Musée de la ville de Rimini
Via Tonini, 1, 47921
Rimini
Tel.054121482
Email : musei@comune.rimini.it
Horaires : du mardi au samedi 8h30-13h et 16h-19h dimanche et jours fériés 10h-12h30 et 15h-19h

