Montefalco, sur la route du Sagrantino ⋆ FullTravel.it

Montefalco, sur la route du Sagrantino

Au sommet d’une colline ensoleillée, dominant la vallée du Tibre, du Clitunno et du Topino ; entourée par les Monts Martani et le Subasio (la montagne d’Assise), Montefalco est un petit nid non d’aigle, mais de faucon, comme le rappelle l’emblème au sommet du Palais communal, qui rend hommage non seulement à sa splendide situation panoramique, mais aussi à son histoire.

Maurizia Ghisoni
3 Min Read

Au sommet d’une colline ensoleillée, dominant la vallée du Tibre, du Clitunno et du Topino ; entourée par les Monts Martani et le Subasio (la montagne d’Assise), Montefalco est un petit nid non d’aigle, mais de faucon, comme le rappelle l’emblème au sommet du Palais communal, qui rend hommage non seulement à sa splendide situation panoramique, mais aussi à son histoire.
Au Moyen Âge, la petite ville fut l’une des bases de l’empereur Frédéric II de Souabe, qui y pratiquait la chasse au faucon. Et du Moyen Âge, à Montefalco, il reste beaucoup : les remparts circulaires entrecoupés de tours ; les ruelles étroites et intrigantes ; maisons et petits palais adjacents, les anciens quartiers, les ateliers de tissage artistique. En entrant par la porte crénelée de S. Augustin, on longe la rue principale, le corso Mameli, sur lequel s’ouvrent l’église du XIIIe siècle des Augustins, avec à l’intérieur d’imposantes charpentes et de précieux fresques des XIVe et XVe siècles, ainsi qu’une dense série de maisons et de palais nobles, qui dégagent les teintes chaudes de la pierre locale (appelée de San Térenziano), utilisée pour leur construction.
En quelques minutes, on atteint la grande et aérée place circulaire de la Mairie, dominée par la masse imposante du Palais communal (1270 apr. J.-C.), embellie par une loggia du XVe siècle et agrémentée d’une tour avec terrasse panoramique, d’où le regard embrasse à 360 degrés, capturant successivement Spolète, Trevi, Foligno, Spello, Assise et Pérouse.

La place est le théâtre de l’animation quotidienne, aidée par des bars à vin et petits restaurants séduisants (nous sommes dans la terre du précieux Sagrantino), des boutiques de produits typiques et d’artisanat traditionnel. Mais la pièce maîtresse de Montefalco se trouve à quelques dizaines de mètres, dans la via Ringhiera dell’Umbria : la Église-Musée de Saint François du XIVe siècle, dans l’abside de laquelle Benozzo Gozzoli a peint, en 1452, douze scènes poignantes de la vie du Saint, donnant naissance au cycle pictural franciscain le plus important après celui de Giotto à Assise et marquant une étape fondamentale dans la transition de la peinture gothique tardive au premier Renaissance. Parmi les nombreux trésors, l’église abrite également un tableau du XVIe siècle du Pérugin et, dans les sous-sols, les anciennes caves des Franciscains, ouvertes au public en 2006 : on reconnaît clairement les cuves en pierre pour le foulage du Sagrantino et l’espace des pressoirs. Un Statut communal de 1692 les mentionnait comme les plus grandes de Montefalco.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *